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31/07/2015

La sorcière de Prince Island de Kendall Kulper

Quatrième de couverture

Avery Roe n’a qu’un seul désir : devenir, après sa grand-mère qui l’a élevée, la prochaine Sorcière de Prince Island, dont le rôle est de protéger les marins. Mais sa mère a choisi pour elle un tout autre destin. Elle l’arrache à sa grand-mère avant qu’elle apprenne le secret des femmes de la famille. Prise au piège de sa mère, Avery ne peut plus utiliser sa magie. Il lui reste tout juste la capacité de deviner, en rêve, ce que l’avenir lui réserve. Des années durant, Avery cherchera à libérer la magie qui sommeille en elle. À seize ans, elle y est plus résolue que jamais. Parce que les habitants ont besoin de sa protection. Parce qu’elle aime Taneh, un séduisant harponneur aux étranges tatouages. Parce que, dans un rêve, elle a vu son propre meurtre. Or, nul ne peut supprimer la Sorcière de l’île de Prince Island…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce livre qui aurait pu être intéressant mais qui au final me laisse un sentiment assez mitigé, qui tend vers le négatif, mais je n’ai pas non plus détesté comme certains.

Lorsque j’ai vu les premiers avis de ce livre, qui étaient plutôt négatif, j’ai eu peur de le lire, raison pour laquelle il a un peu traîné. De quoi refroidir mes ardeurs, moi qui cherchais pourtant un super livre de magie / sorcière, dont je suis friande (pour ceux qui l’ignoraient). Mais je dois dire que je m’attendais à pire, raison pour laquelle mon avis est davantage mitigé que totalement négatif, mais ce n’est pas non plus extraordinaire, il faut le dire. Ce livre souffre de plusieurs problèmes.

C’est dommage alors même que le début de l’histoire parfait bien. Le livre se lisait aisément, facilité par une écriture assez simple mais efficace, je suis rentrée assez facilement dans cet univers. J’étais intéressée par cette magie (tu m’étonnes, comme je l’ai dit, je suis une adepte, depuis un certaine Harry Potter…), cette famille de sorcières qui sont là pour faire prospérer l’île et cela depuis des siècles, le don se transmettant de génération en génération et de mère en fille. D’ailleurs, à ce propos, le fait que toutes les sorcières aient un don en particulier est intéressant, comme celui d’Avery, celui d’interpréter les rêves, qui est le point de départ de sa « chute » puisqu’elle va prédire sa propre mort. Afin de changer son destin, elle désire avoir accès aux secrets de sa famille afin de devenir la future sorcière dont elle rêvait, sauf qu’évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu.

De plus, tout au long de l’histoire, Avery se demande comment elle peut débloquer ses pouvoirs pour devenir enfin LA sorcière tant espérée sans jamais le savoir…Jusqu’au moment où la révélation tombe et là… Déception. J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, ce n’est pas du tout ma conception de la magie qui est à l’extrême opposée, je dois l’avouer. Du coup, quand je me rends compte de ce que ça implique, etc. j’ai levé les yeux au ciel, je n’ai pas vraiment trouvé ça crédible, je suis tombée de haut. Tout ça pour en arriver là ? Du coup ces révélations en impliquent d’autre sur des personnages, etc. et bon, je l’avoue, je n’y ai pas tellement cru, c’était trop gros pour moi ce revirement de situation.

L’autre problème de cette histoire est Avery, elle-même. Il s’agit d’une adolescente avec ses travers. Elle se pense au centre de l’univers, elle pleurniche peut-être un peu trop et n’agit pas assez, reproche qu’on va d’ailleurs lui faire et elle va aller chouiner quand on va lui tourner le dos. C’est vrai que c’est agaçant, mais ça reste une ado, mais bon, il faut le dire, on n’a pas vraiment envie de lire ce genre de choses, on s’attend à une héroïne un temps soi peu efficace, même si elle peut avoir des fragilités, ce n’est pas Wonder Woman non plus mais qui ait un peu de bagou, là ce n’était pas le cas.

Ensuite, il y a la romance, je n’y ai pas vraiment crue. Je ne me suis pas spécialement sentie investie, je la suivais, trop en retrait pour que ça ait un quelconque impact sur moi, car au vu des circonstances, il est vrai qu’elle est compliquée et qu’il va y avoir de nombreux obstacles. Etant donné l’évolution du couple, je l’avoue, cela ne m’a fait ni chaud ni froid, ce qui est plutôt problématique. Et pourtant le personnage de Taneh pouvait être intéressant et nous emporter dans un autre univers, je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais j’ai trouvé dommage que ce soit si vite éluder et qu’au final, ça ne serve pas à grand-chose.

En bref, La sorcière de Prince Island n’est pas une lecture extraordinaire. Contrairement à d’autre, cela ne m’a pas trop gêné de le lire, j’ai été plutôt rapide, je voulais en savoir plus parce qu’il y a tout de même des choses intéressantes mais j’ai été déçue de voir la manière dont la magie était utilisée par l’auteur. Les personnages ne m’ont pas vraiment plu, j’étais en dehors de leur histoire et leur amour, l’héroïne est un peu casse pied, pas du genre à nous emporter dans sa vie. C’est dommage parce qu’il y avait un bon fond, le début était plutôt entraînant mais très rapidement ça s’essouffle et devient moins intéressant. Pas une lecture qui me laissera un souvenir impérissable…

30/07/2015

Le jeudi c’est Jeu Livresque [113]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 113 : De l’autre côté du mur (Agnès Marot)
Si vous deviez utiliser la magie, seriez-vous plutôt comme Sibel dans le domaine de l’Art ou comme Aslan avec sa Science ?

Sans aucun doute ça serait du côté de Sibel dans le domaine de l'Art. Les Sciences et moi on n'est pas forcément très amies ^^


Cancrus Supremus de Ange et Régis Donsimoni (Le Collège Invisible 1)

Quatrième de couverture

Guillaume est un cancre, en magie, il ne touche pas une bille. Alors il triche pour être le premier de la classe. Juste au moment où le petit peuple cherche un nouveau magicien suprême pour le délivrer du mal absolu. Et ils choisissent qui ? Le premier de la classe du collège invisible. Guillaume, quoi ! Et là, ils sont pas rendus ! Fallait pas tricher !

Mon avis

Afin de parfaire ma culture en BD jeunesse, j’en ai lue plusieurs, sur les conseils de mes collègues. Cancrus Supremus est le premier tome du Collège invisible, une série qu’il faut lire parce qu’elle est vraiment très sympathique et je rejoins l’avis de mes collègues. C’est une BD plaisante qui m’aura fait passer un bon moment, même si trop court, le problème des BD qui se lisent vite.

Un nouveau magicien suprême doit être choisi afin de délivrer le petit peuple du mal et cela va tomber sur Guillaume, un magicien, un peu cancre sur les bords mais qui va tricher pour devenir premier de sa classe. Sauf qu’il ne s’imagine pas encore à quel point son geste va changer profondément sa vie…

Voici donc un premier tome très efficace qui nous plonge directement dans l’action et ce, dès les premières pages. C’est plutôt efficace, avec son lot d’action pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. L’univers est assez sympathique, que ce soit ce collège invisible qui se trouve en parallèle d’un collège normal et où le colocataire de chambre est normal et loin de se douter que Guillaume est un magicien, tout comme les créatures fantastiques que l’on découvre d’entrée de jeu avec le petit peuple, des sortes de lutins.

C’est drôle et décalé, de quoi passer un bon moment de lecture en compagnie de ce garçon pas très doué mais qui est plein de ressources, cela compense quelque peu. Et puis, il n’est pas tout seul, heureusement pour lui !

Les dessins sont plutôt sympathiques, j’ai plutôt bien accroché, mais une fois encore, je vous laisse découvrir quelques planches pour vous en faire une meilleure idée.

  

En bref, Cancrus Supremus est une BD agréable à lire avec laquelle j’ai passé un bon moment. C’est un univers intéressant avec un début d’intrigue bonne et bien menée. Les personnages sont attachants et sympathiques et promettent pas mal de choses pour la suite. Une série à découvrir.

29/07/2015

Coup de projo sur... [97] La Chanson des enfants perdus de Béatrice Bottet



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)
C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Voici le premier tome d'une série jeunesse vraiment très sympathique et que je conseille autant que possible à la librairie où je travaille parce qu'elle est superbe. Il s'agit d'enquête menée par la jeune Penelope Green, journaliste de son état qui va ici résoudre une affaire vieille de quelques années qui semblait préoccupée son défunt père. Un bon suspense, une très bonne histoire que je vous conseille !


Londres, années 1880. James Alec Green, surnommé JAG ou le Jaguar, journaliste au Earty Morning News, meurt après être tombé dans les eaux glacées de la Tamise au cours de l'une de ses enquêtes. Mais au préalable, il a fait le nécessaire pour que sa fille unique Penelope, 17 ans puisse vivre seule en toute indépendance et sans souci financier. Il lui a aussi légué la passion du journalisme, dont la jeune file rêve de faire à son tour son métier.
Afin de faire ses preuves, Penelope choisit d'enquêter sur un dossier mystérieux qui semblait beaucoup préoccuper son père : l'affaire du 21 Foxglove Court. Cette affaire criminelle restée sans solution va la conduire dans le dangereux quartier de l'East End, où elle entre en contact avec une étrange congrégation de jeunes musiciens des rues menée par un infirme charismatique, Herbert Cox…

28/07/2015

Top Ten Tuesday (71)

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Voici le thème de la semaine : Les 10 personnages qui aiment la littérature (qui aiment lire, écrire, qui travaillent dans une librairie ou qui tiennent un blog littéraire, etc...)
Le thème de la semaine prochaine sera :  Les 10 derniers livres que vous avez offerts  OU Les 10 derniers livres que vous avez reçus en cadeau

Caramantran d'Olivier Milhaud et Cédric Kernel (Pépin Cadavre 1)

Quatrième de couverture

Le jeune Sebastian Melmoth est un détective de l’étrange ! Son agence occulte, « Pépin Cadavre », a pour mission de chasser les esprits du monde parallèle d’Asper qui sèment la panique dans le monde réel. Et grâce à sa large connaissance des remèdes, de la science et de la magie, il n’y en a pas beaucoup qui lui résistent ! Sauf que Sebastian déchante un peu lorsqu’il apprend qu’il va devoir renvoyer le redoutable Caramantran : un esprit divin qui, à l’approche de flammes, devient force primitive, chaos et renaissance brute par la désolation... tout un programme !


Mon avis

Caramantran est le premier tome de la série Pépin Cadavre qui je dois l’avouer ne m’a pas vraiment convaincu.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit.

Je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire, cela reste vu, c’est plutôt lent et je n’ai pas totalement réussi à rentrer dans l’histoire. C’est dommage car ce n’est qu’à la fin que cela commençait à devenir intéressant, car l’auteur aura su attiser notre curiosité sur un élément de l’histoire, à savoir le personnage de Pépin Cadavre.

Mais le fait que ce ne soit qu’à la fin qu’on s’intéresse au livre, c’est un peu trop long, surtout sur un nombre de pages assez court (format BD traditionnel, c’est 48 pages). Il faut donc convaincre dès les premières pages et là, ça n’était pas le cas. Je doute lire la suite comme je n’ai pas adhérer plus que ça, d’autant que les illustrations ne m’ont pas pu et là, ça devient vraiment problématique.

En effet, je ne trouve pas cela joli ou attirant. Cela me fait penser aux dessins animés des années 80-90 comme Tom Sawyer, pas le genre qui me plaît et cela a un côté vieillot et dépassé, je doute que des jeunes d’aujourd’hui puisse y adhérer et s’y retrouver, surtout quand on voit que niveau dessin animé tout est numérique ou presque. Il y a un trop grand décalage avec cette BD et je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée pour se démarquer.

source image

En bref, Caramantran est une déception, je n’en attendais rien de précis mais cela aurait pu être bien mais au final je ne l’ai pas trouvé très intéressant, seule la fin donne envie d’en savoir plus mais cela arrive bien trop tard. Quant aux illustrations, je ne suis pas du tout fan du genre et comme les images comptent autant que le texte, je vais passer mon chemin sur cette série.

27/07/2015

Plus loin, plus près de Hannah Harrington

Quatrième de couverture

Aujourd’hui, ma grande sœur a décidé de mourir. C’est moi qui l’ai trouvée et depuis je ne tourne pas rond. June avait une vie parfaite, bien plus belle que la mienne, alors pourquoi ? Je croyais la connaître par cœur et je me suis trompée… Pourtant, il y a une chose dont je suis tout à fait sûre : June n’a pas pu m’abandonner. Elle m’a forcément laissé un signe, quelque chose, elle me tend la main quelque part. Peut-être en Californie où elle rêvait d’aller vivre. Ma meilleure amie est de mon avis et Jake, ce confident secret de June, est d’accord aussi. Alors, même si pour trouver ce que je cherche on doit traverser tout le pays et aller jusqu’en Californie, on va le faire. Ensemble.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai bien apprécié.

Après avoir lu Absences de Lauren Oliver, j’ai enchaîné avec celui-ci, et je dois avouer que je reste dans une thématique plus ou moins proche, c’est un petit peu rude de passer de l’un à l’autre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir. Cette histoire est essentiellement un road trip, nous voyageons d’un Etat à l’autre, découvrons tout type de paysage et rencontres en tout genre.

Ce road trip est une manière, pour Harper de se rapprocher de sa sœur disparue trop tôt et dans des circonstances tragiques : le suicide. A travers ce voyage vers la Californie, destination rêvée par cette sœur, Harper va tâcher de comprendre pourquoi elle a fait ça, alors que rien ne la prédestinait à cela, elle qui avait une vie si parfaite… en apparence. C’est une jolie histoire qui nous entraîne, on se laisse totalement emporter par la plume de l’auteur qui est agréable à lire et fluide.

L’histoire est assez simple, où il n’y a pas vraiment de rebondissement, même si l’on apprend des choses au fur et à mesure sur les deux sœurs. Mais cela est propre au road trip qui permet de faire évoluer et grandir les personnages, les amener à quelque chose, pour Harper, pour moi c’est vers une certaine liberté, vis-à-vis de sa famille mais surtout vis-à-vis de ses sentiments.

Le cadre familial étant ce qu’il est, ce n’est pas évident pour Harper de trouver sa place, elle qui n’en a jamais vraiment eu une au sein de cette famille. Des parents divorcés, une tante croyante mais à un point qu’Harper la considère comme une illuminée, une sœur parfaite et elle, le vilain petit canard. Pas évident de se sentir bien, alors quand cette sœur disparaît elle se rend compte de ce qu’elle perd et surtout de ce qu’elle n’est pas.

C’est assez difficile de décrire ce roman, c’est une histoire d’ambiance, qui est assez lourde, les circonstances sont tragiques, Harper souffre mais n’arrive pas à la montrer, elle passe pour une insensible, elle semble plutôt déconnectée de tout, une manière, selon moi de se protéger. J’avais de la peine pour elle, surtout quand on voit sa famille. Sa tante la déteste parce qu’elle n’est pas conforme, pas comme sa chère sœur disparue, sa mère est en deuil et souffre aussi mais ne comprend pas sa cadette. Ce n’est évident pour personne, mais j’ai eu la sensation qu’on ne se souciait pas vraiment d’Harper dans cette affaire, elle, qui a découvert sa sœur morte un matin.

Le seul petit problème est que je ne me suis pas autant attaché à l’héroïne que je l’aurai cru, même si j’avais de la peine pour elle. Je pouvais comprendre son geste, je comprenais sa douleur mais je n’étais pas aussi proche d’elle que j’ai pu l’être des deux héroïnes du livre de Lauren Oliver. Cela m’a un peu manqué pour en faire de ce livre un roman beaucoup plus poignant. Mais cela reste une histoire intéressante et touchante.

L’autre aspect intéressant de l’histoire est que Jake, est un grand connaisseur en matière de musique, ainsi tout du long du voyage, il nous fait un petit cours la musique, sur certaines chansons. Je dois l’avouer, les ¾ je ne les connais pas, je ne suis pas du tout spécialiste en la matière mais j’ai trouvé cela intéressant, l’intérêt étant d’aller du coup les écouter (je vous conseille vivement Stairway to heaven de Led Zeppelin qui est une chanson magnifique, et que je connaissais avant le livre pour info, tout de même !)

En bref, Plus loin, plus près est un roman sympathique et touchant, même si pas autant que je le pensais du fait que je ne me sois pas totalement attachée à l’héroïne. Mais j’ai tout de même bien aimé et je peux vous conseiller de le lire car c’est un road trip qui va lui permettre de grandir, d’évoluer et de se libérer de quelques démons. Une histoire que je vous invite tout de même à découvrir.

C'est lundi, que lisez-vous ? [9]


Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. La relève après Mallou, le récap des liens se fait maintenant chez Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

26/07/2015

Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre 1)

Quatrième de couverture

« JE VAIS TE DIRE CE QUE JE DIS À CHAQUE ESCLAVE QUI ARRIVE À BACKCLIFF. LA RÉSISTANCE A TENTÉ DE PÉNÉTRER DANS L’ÉCOLE UN NOMBRE INCALCULABLE DE FOIS. SI TU TRAVAILLES AVEC LA RÉSISTANCE, SI TU CONTACTES SES MEMBRES, ET MÊME SI TU Y SONGES, JE LE SAURAI ET JE T’ÉCRASERAI. »

Autrefois, Érudits et Martiaux vivaient en paix. Mais les soldats ont pris le pouvoir sur les savants et les armes ont remplacé les livres. La loi de l’Empire est implacable : quiconque écrit risque la mort. Pour sauver son frère, Laïa, une Érudite de 17 ans, s’engage comme esclave à l’académie militaire de Backcliff. De son côté, Elias, meilleur soldat de l’académie, est pressenti pour devenir le nouvel empereur. C’est dans cette école-prison que leurs destins se croisent… Ensemble, ils vont rejoindre la Résistance et lutter pour la liberté.

Mon avis

Voici un livre qui me tentait bien, que ce soit par cette couverture qui est magnifique (et en VF ça sera a priori la même) que par le résumé qui pouvait être intéressant. Lorsque j’ai commencé ce livre, je dois avouer que cela se lisait bien, l’écriture est plutôt agréable, on se laisse facilement bercer mais sans plus, rien qui puisse le sortir du lot.

L’histoire est assez classique, du moins, c’est ce que je pensais au début de ma lecture… Au final, j’ai totalement changé d’avis et j’ai totalement adhéré à ce livre. Je vous le recommande chaudement parce qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Ce serait vraiment dommage de passer à côté parce qu’il a de nombreuses qualités, ce n’est pas un coup de cœur mais cela n’en reste pas moins un très bon premier tome dont j’ai désormais hâte de lire la suite !

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour se rendre compte de tout cela.

Comme je le disais, au départ, je trouvais que c’était assez classique, que ce soit dans la description de l’univers : deux peuples : les Martials et les Erudits, l’un a asservi l’autre, ils sont devenus esclaves et leurs sorts importent peu. Rien d’extraordinaire, c’est le genre de chose que l’on retrouve facilement dans la Fantasy, et pourtant, lorsqu’on se rend compte de ce que cela implique d’appartenir à un peuple ou à un autre… Je ne sais pas vraiment quel est le pire des deux finalement… Même si évidemment le sort des Erudits est peu enviable, être un Martial n’est pas toujours évident non plus.

Par ailleurs, l’histoire comporte une double narration, nous avons à la fois le point de vue à la première personne de Laia et celui d’Elias. Là encore, il s’agit de quelque chose d’assez classique, ce n’est pas la première fois que je lis un livre à deux voix, donc rien d’extraordinaire. Et pourtant… Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai vu tout le potentiel de l’histoire ainsi que l’univers construit par Sabaa Tahir qui se détache du lot. On prend aussi conscience que cette double narration est plus que nécessaire pour mieux se rendre compte de ce qui se passe d’un côté que de l’autre. Ainsi le lecteur en sait beaucoup plus que ces personnages mais ce n’est pas pour cela qu’il ne sera pas surpris. Mais j’en reparlerai un peu plus tard. Pour revenir sur la narration, j’ai trouvé ça vraiment très bien le fait qu’aucune des voix ne prend le pas sur l’autre. Elles sont égales, chacune criant son envie de liberté mais pour y parvenir, il va falloir faire un certain nombre de sacrifices. Mais sauront-ils capables d’en accepter le prix ?

Le second point fort du livre est que l’action arrive assez tôt, pas besoin d’attendre longtemps avant que le frère de Laia ne soit enlevé, qu’elle se soit échappée et qu’elle trouve les rebelles de la Résistance pour ensuite jouer les espionnes. C’est une très bonne chose, au moins on rentre dans le vif du sujet et ce, dès les premières pages. Il y a tout de même une petite présentation mais assez rapide et une fois la fuite de Laia et l’enlèvement de son frère, on n’a plus un moment à soi pour reprendre son souffle. Il en va de même pour Elias, on sait assez rapidement à quoi s’attendre avec lui, ce qu’il cherche à faire, mais évidemment ses plans vont être plus ou moins compromis. On cherche évidemment le moment où ces deux-là vont finir par se rencontrer, de quelle manière, etc.

Les rebondissements sont nombreux, Et même si, inconsciemment, on s’attend à certaines choses, on reste surpris et on se prend une claque quand les révélations se font, parce qu’elles peuvent faire mal et impliquer des problèmes encore plus grand. Le livre est bien rythmé et cela grâce aux deux voix qui m’ont plus d’une fois frustré. L’auteure a l’art et la manière de couper au moment où il ne faut pas, changeant ainsi de focale et donc de personnages. Je n’aime pas quand les auteurs font ça, c’est énervant mais cela nous force à lire plus vite pour savoir ce qui va advenir de l’un ou de l’autre. C’est finement joué, ça donne envie de continuer.

Ensuite, en ce qui concerne l’univers, il est vraiment intéressant, car s’il est comparé à la Rome antique, à raison, il en ressort d’autres choses dont je tairai la nature pour ne pas spoiler. Mais c’est bien plus qu’un univers politique avec deux peuples, le premier ayant asservi le deuxième et où l’on voit la lutte des pouvoirs, et une Résistance qui s’installe pour lutter contre cela. Evidemment, c’est bien plus que cela, sinon oui, cela serait vraiment banal, ce que je pensais au départ. Mais rapidement, au fur et à mesure on voit ce que tout cela cache, les implications aussi. J’ai trouvé l’idée de l’auteure très bonne et elle apporte une autre dimension à ce récit.

Au début de cette chronique, je disais que l’écriture de l’auteure était agréable à lire, mais ce qu’il faut dire de plus, c’est qu’elle parvient à nous faire ressentir un tas de choses à travers ses mots. Elle arrive à rendre compte de la cruauté, de la douleur et des difficultés que rencontrent Laia et Elias, surtout elle, qui va avoir vraiment une vie horrible en tant qu’esclave. C’est parfois difficile à travers des mots de nous faire rendre compte de tout cela mais l’auteure y parvient parfaitement et il y a des passages vraiment dur.

Un autre aspect qui est intéressant dans ce livre c’est que l’auteure ne nous ménage pas. certes, il s’agit d’un livre jeunesse, mais c’est tout de même adressé à des adolescents, de grands adolescents donc on ne nous épargne pas les aspects les plus durs et cruels. Ce n’est pas non plus une démonstration de toute l’horreur possible, en thriller et autre livre pour adulte ça peut être pire, mais étant donné la nature de certains personnages, de la situation, elle n’édulcore pas les choses. Ce qui se passe sous nos yeux est horrible et à travers ses mots elle parvient à nous le rendre parfaitement, ainsi, on se retrouve vraiment immergé dans son univers, comme si on y était. Une excellente chose en soi car l’auteure nous happe totalement et nous fait vivre tout cela à la place de ses personnages, comme si on y était.

Le dernier point fort de ce livre réside dans ses personnages. En effet, nous découvrons donc intimement Laia et Elias, ce qui nous permet de nous attacher à eux, de les comprendre et de les voir évoluer. D’ailleurs, entre les deux, celui qui a la plus belle évolution c’est Laia. Petite fille un peu surprotégée, un peu faible, elle va devenir une vraie jeune femme avec un fort caractère et une envie de vivre qui envierait un bon nombre de gens. En même temps, vu les épreuves auxquelles elle est confrontée, il n’aurait pas pu en être autrement. En ce qui concerne nos héros, on ne peut que s’y attacher, compatir à leur situation qui n’ont rien d’enviable, que ce soit d’un côté ou de l’autre et l’on comprend leur envie de fuir à tout prix. La psychologie est ainsi bien développée et j’avoue que c’est ce qui m’intéresse fortement dans les livres, d’où l’utilité de la première personne pour savoir ce qui se trame dans leur tête.

Les personnages principaux sont vraiment excellents mais il en est de même pour les secondaires qui les mettent vraiment bien en avant, que ce soit Hélène, l’amie d’Elias qui a une place vraiment importante au cœur de cette histoire ou encore Keenan, Cuisinière ou Fille de cuisine. Mais eux non plus ne sont rien face à CE personnage si charismatique, si antipathique, si méprisable (et on peut continuer très longtemps avec des mots bien plus vulgaires et imager pour la décrire), La Commandante qui est juste affreuse. L’auteure a su créer un personnage machiavélique au possible que l’on adore détester.

En bref, Une braise sous la cendre est une vraie surprise pour moi, je ne pensais pas adhérer à ce point-là. D’une histoire qui semblait assez classique et banale, je me suis retrouvée avec une incroyable aventure, qui est bien plus dure qu’il n’y paraît et un univers complexe qui commence à se dévoiler. Les personnages créés par Sabaa Tahir sont juste excellents, on s’y attache ou l’on adore les haïr, de quoi nous faire ressentir toute sorte d’émotions en suivant leur histoire. Un livre à découvrir de toute urgence, patience, plus que quelques mois pour la lecture en VF.

In My Mailbox (191)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine




25/07/2015

Boule de poils de Thomas Bonis et Dav (Appa 1)

Quatrième de couverture

La vie n'est pas facile pour Appa, la seule petite fille d'une tribu de pêcheurs. Ils l'utilisent comme appât pour attraper des poissons géants avec plein de dents ! Tout va changer lorsqu'un dragon manque de se noyer près de leur île. La fillette sauve la créature, mais détruit tout le matériel de pêche. Appa et le dragon deviennent amis et rêvent de quitter l'île ensemble. Mais avant ça, ils vont devoir réparer tous les dégâts commis lors du sauvetage. Et ils ne se doutent pas des terribles épreuves qu'ils vont devoir affronter pour y arriver !


Mon avis

Voici un premier tome qui aura su me convaincre et avec lequel j’ai passé un très bon moment de lecture, même si, très court, comme il s’agit d’une BD. Je ne connaissais absolument pas, mais il s’agit de la version BD du manga du même nom pour ceux que ça intéresse.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez rapidement.

Je trouve que l’histoire est bien rythmée, de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer, rapidement on fait la rencontre d’Appa, qui décidément porte très bien son nom, puis ensuite sa rencontre avec le dragon qui va devenir son ange gardien par obligation. L’action est omniprésente de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer, on suit avec grand plaisir cette première aventure qui va s’avérer plus dangereuse que prévue.

Mais c’est aussi une BD drôle, les joutes verbales entre Appa et « Boule de poils » sont excellentes, Appa est une jeune fille vive qui n’a pas la langue dans sa poche quant au dragon, il a lui aussi un fort caractère et ne va pas se laisser totalement faire.

Je dois avouer que niveau graphisme, Appa me fait fortement penser aux petites figures Magic Trolls des années 90. Petit souvenir d’enfance du coup en la voyant mais ça, il n’y a que ceux de ma génération qui pourront le comprendre, ceux d’aujourd’hui, ne savent même pas ce que c’est…


En tout cas, c’est une BD très coloré avec des illustrations qui me plaisent bien, mais bon, là encore une fois c’est une question de goût, tout le monde n’a pas les mêmes. Je vous en laisse seul juge pour voir si cela vous plaît ou pas en vous montrant une planche ci-dessous.




En bref, Boule de poils, le premier tome d’Appa est une BD très drôle, pleine d’aventure et très prometteuse pour la suite. J’ai vraiment passé un bon moment en compagnie de cette petite fille qui n’a pas la langue dans sa poche et de ce dragon, quelque peu incapable pour le moment il faut l’avouer. De quoi passer un très bon moment de détente, je vous conseille !

A partir de 9/10 ans.

24/07/2015

Premières actions de Benoît Ers et Vincent Dugomier (Les enfants de la Résistance 1)

Quatrième de couverture

Dans un petit village des Ardennes occupé par l'armée allemande, trois enfants refusent de se soumettre à l'ennemi. Mais comment s'opposer à un si puissant adversaire quand on n'a que dix ans ?

Mon avis

Les enfants de la Résistance est une BD qui traite de la Seconde Guerre Mondiale en France. Nous suivons trois enfants, deux français et une petite belge qui vont résister autant que possible face aux envahisseurs allemands (ça fait un peu Astérix la manière dont je le présente là…).

En tout cas, ce premier tome est très convaincant. J’ai bien adhéré, pourtant le sujet ne m’intéresse pas forcément en soi, je ne suis pas fan de cette période historique. Je préfère de loin lire dans des périodes antérieures que celle-là, trop proche, trop horrible et encore ancrée dans les mémoires pour que je puisse avoir un détachement. Mais ça, c’est un sentiment personnel, cela n’enlève en rien les qualités de ce début de série que je vous conseille.

Ce premier tome est intéressant et permet de voir la situation de l’époque et comment elle se dégrade. Les enfants de ce village vont essayer d’agir selon leur propre moyen pour faire comprendre que les allemands n’ont rien à faire ici, qu’ils mentent, qu’ils sont un problème pour le pays. Il y a suffisamment d’action pour que ce soit attrayant, il s’agit d’une BD jeunesse donc les enfants qui le liront devront tout de même trouver leur compte. Cette BD rend compte également de ce que font les gens en temps de guerre, certains se rallient sans broncher quand d’autres vont tenter de faire bouger les choses, et là, il s’agit de voir ce que peuvent faire des enfants.

Les deux personnages principaux sont intéressants et attachants, deux copains qui font les 400 coups ensemble et qui vont aussi commencer à prendre des risques au nom de la Résistance et de la liberté.

Le graphisme est sympathique, dans les teintes, on sent un côté vieillot et ainsi qui est propre à l’époque. Je trouve que cela va bien avec le sujet, c’est plutôt beau visuellement.

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En bref, un premier tome prometteur qui m’aura bien plu, bien que le sujet ne soit pas ce que je préfère. C’est une BD intéressante qui permet de voir le contexte de l’époque, tout en étant fictif et à destination des enfants. Pour ceux qui sont intéressés par l’histoire et qui veulent voir comment le monde a basculé…

A partir de 10 ans.

23/07/2015

Le jeudi c’est Jeu Livresque [112]



 J’avais vu des blogueuses américaines organiser un rendez-vous journalier sur un mois et quelques unes de leurs idées étaient très sympa, j’en ai parlé à Melisande, et elle m’a dit : le jeudi on n’a rien. Voilà comment est née l’idée de petit rendez-vous pour fêter l’arrivée de l’été qui permet de jouer avec nos livres pendant 8 semaines, tous les jeudi, à partir du premier jeudi de juin (06/06).

Semaine 112 : Coeur d’Encre
Si vous pouviez faire vivre une histoire, laquelle serait-ce ?

Honnêtement, qui n'a jamais rêvé de recevoir la lettre de Poudlard ? S'il y a une histoire qui aurait mérité d'être réelle, c'est celle-là...

Image du Blog fandeharry.centerblog.net

Source : fandeharry.centerblog.net sur centerblog.

Tes Larmes et ton sang de Karen Rose (Chicago 3)

Quatrième de couverture

Oublier. Voilà pourquoi Dana Dupinsky se consacre vingt-quatre heures sur vingt-quatre au foyer qu’elle dirige à Chicago, et se dévoue autant aux femmes victimes de violence qu’elle y accueille. A ces femmes, elle met un point d’honneur à ne jamais poser de questions sur leur passé. Pourtant, elle donnerait cher pour cerner la véritable personnalité de Jane Smith, une nouvelle pensionnaire qui lui inspire un malaise profond. Pourquoi a-t-elle l’impression que cette femme au regard étrange cache quelque chose de trouble ? Et pourquoi Alec, son fils de douze ans, est-il si léthargique, si absent ?
Sa sombre intuition va se confirmer tragiquement : quelques jours seulement après son arrivée, Jane prend la fuite avec l’enfant. Horrifiée, Dana apprend alors que sa pensionnaire est en réalité une dangereuse psychopathe tout juste sortie de prison, et qu’Alec n’est pas son fils : elle l’a enlevé. Pour le retrouver, Dana n’a pas le choix : elle doit affronter Jane et sa folie meurtrière. Affronter aussi les terrifiants souvenirs resurgis dans son sillage. Un combat rendu plus périlleux encore par la troublante et perturbante présence à ses côtés d’Ethan Buchanan, le parrain d’Alec, lui aussi prêt à tout pour sortir l’enfant des griffes de Jane.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mosaïc de m’avoir permis de lire ce livre que j’ai beaucoup aimé. Je n’ai jamais été déçue par Karen Rose et Tes larmes et ton sang ne déroge pas à la règle. C’est un 3e tome vraiment très intéressant et prenant.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. Par ailleurs, je trouve qu’elle en dévoile peut-être un peu trop, vous pouvez uniquement lire le 1er paragraphe qui est suffisamment accrocheur pour donner une idée de l’histoire.

Comme d’habitude l’intrigue est bonne et bien menée. Nous découvrons dans un premier temps l’enlèvement d’Alec par « Jane » son arrivée au foyer de Dana et sa vie sur place pendant qu’Ethan, avec l’aide de son associé Clay Maynard tente de retrouver le garçon. Le rythme est vraiment bon avec son lot d’action et de suspense de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer, avec des moments de pause pour reprendre notre souffle avant de repartir de plus belle avec une cascade d’événements en tout genre qui nous font craindre un peu plus pour la vie d’Alec mais aussi d’autres protagonistes de l’histoire.

Même si l’on suit différents groupes de personnages, notamment le tueur d’un côté et les enquêteurs de l’autre – pour faire simple – Karen Rose parvient pourtant à garder le suspense jusqu’au bout et à nous surprendre de nombreuses fois tout au long de son histoire. Elle se garde bien de nous donner un certain nombre d’informations pour que l’on ne puisse pas être trop avantagé par rapport aux personnages principaux, notamment Ethan qui est à la recherche de cette femme et d’Alec. C’est ça que j’apprécie chez cette auteure, même si l’on pense, en tant que lecteur, être en position de force, ce n’est pas le cas car elle a toujours un tour dans sa manche, si bien que nous ne savons, au final, pas grand-chose.

La romance est quelque peu facile, c’est le reproche que je peux faire à l’auteur mais elle arrive à créer une telle alchimie entre les personnages que l’on a l’impression qu’ils se connaissent depuis longtemps, réflexion que fait Dana à Ethan, cela ne fait que 4 jours et il a l’impression que cela fait 4 mois. C’est tout à fait ça, donc ce qui a le don de m’agacer en temps normal (le coup de foudre au premier regard) je trouve que dans les livres de Karen Rose cela passe. Le fait que l’histoire ne soit pas qu’une romance aide aussi, l’intérêt premier pour moi est le côté enquête et thriller avant la romance, même si je ne boude pas mon plaisir en voyant les personnages se rapprocher au fur et à mesure. Même s’il est évident qu’il existe quelque chose entre les deux, ils ne cèdent pas directement, cela prend tout de même un peu de temps, donc c’est pour cela que cela me plaît.

L’autre intérêt des livres de l’auteur est qu’elle a écrit chacun de ses romans dans un même univers, ce qui nous permet de voir certains personnages rencontrés dans d’autres séries, tel que Clay Maynard que j’avais pu voir dans la série Baltimore. C’est toujours intéressant de voir ce qu’ils deviennent et comment ils évoluent en fonction des livres que l’on lit. J’aime bien ce principe, même si c’est un petit peu casse-tête pour s’y retrouver quand on veut lire les livres dans l’ordre de série et non pas d’écriture de l’auteur – car non, ce n’est pas la même chose.

Dana, comme on a pu le voir dans les deux premiers tomes de la série Chicago est une femme forte et déterminée. Elle est à la tête d’un foyer pour femmes battues qui recherchent refuge avant d’avoir une nouvelle vie. Et afin de les aider, elle met parfois sa vie en danger, ce qui a le don d’énerver assez rapidement Ethan… C’est une femme à qui l’on peut s’attacher très rapidement. Je l’avais déjà beaucoup apprécié dans les autres tomes mais de la voir ici en héroïne principale et donc trouver elle aussi l’amour en cours de route fait vraiment plaisir à voir.

Quant à Ethan, c’est le genre de gars parfait pour Dana, attentionné, à l’écoute mais qui lui aussi a vécu un drame qui le hante, même si c’est très différent de celui de Dana. On s’attache à cet homme qui est prêt à tout pour sauver son filleul mais aussi la femme qu’il va apprendre à aimer. Ils forment tous les deux un beau couple, même si cela ne semblait pas gagné.

En bref, Tes larmes et ton sang est un troisième tome à la hauteur des précédents, j’ai beaucoup aimé suivre cette histoire et enfin découvrir LA romance de Dana qui mérite plus que quiconque de trouver un peu de bonheur. L’intrigue est toujours bien menée avec Karen Rose, je n’ai jamais été déçue, c’est haletant et prenant de sorte qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. Ses romances sont bien faites, même si un peu rapide, mais cela reste crédible et plaisant à suivre. Une auteure à découvrir si ce n’est pas déjà fait, moi je suis totalement conquise et je vais tâcher de continuer chacune de ses séries.

22/07/2015

Coup de projo sur... [96] La Cité des ténèbres de Cassandra Clare



Voilà, j'avais envie - de temps en temps - de faire revenir sur le devant de la scène, un livre qui m'a plu (que ce soit pour sa couverture, son écriture, son scénario etc.)

C'est vrai, en général, une fois l'avis posté, on y pense plus, alors voilà. Si vous souhaitez participer, mettez vos liens en commentaires et je les rajouterai dans l'article plus tard. 

Voici une série qui est vraiment très bonne ! Autant le premier tome était plutôt sympathique, autant la suite est vraiment excellente et je ne peux que vous la conseiller. Il ne me reste plus qu'à la poursuivre, je n'en ai lu que les trois sur les six (en même temps, à la base c'était une trilogie) mais bon, vu que la suite est tout aussi bonne autant y aller ! Je pense que je me les relirai d'ailleurs avant d'attaquer le 4e de peur de ne pas tout me souvenir et puis tant qu'à faire, refaire des chroniques digne de ce nom.

Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup ! Mais le pire reste à venir. Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres. Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

MA CHRONIQUE

21/07/2015

Top Ten Tuesday (70)

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Voici le thème de la semaine : Les 10 livres qui parlent de la diversité (minorités, religions, homosexualité, handicap, etc...)

Homosexualité


Maladie - Cancer


Ségrégation - Immigration


Handicap


Le thème de la semaine prochaine sera :  Les 10 personnages qui aiment la littérature (qui aiment lire, écrire, qui travaillent dans une librairie ou qui tiennent un blog littéraire, etc...)

Le Danger invisible de Brenda Novak (American Danger 1)

Quatrième de couverture

Dans une petite ville perdue dans l’Arizona, un criminel dicte sa loi. L’agent Rachel Jessop en est convaincue. De sombres rumeurs entourent le maître à penser d’une communauté religieuse, qui a droit de vie et de mort sur les êtres qu’il manipule : un homme terriblement dangereux, mais inattaquable – du moins en apparence. Révulsée par les viols collectifs et autres barbaries qui se multiplient parmi les fidèles, Rachel est déterminée à trouver la faille qui fera imploser cette société du vice et expédiera son chef derrière les barreaux. Une mission qui, elle l’apprend bientôt, risque de s’avérer plus difficile que prévu. Car c’est Nate Ferrentino qui a été choisi pour infiltrer la secte avec elle, en se faisant passer pour son époux. Nate, avec qui elle n’a pas toujours eu que des rapports professionnels... Mais, quel que soit le trouble qui menace de s’installer entre eux, Rachel devra le dépasser et mener son enquête coûte que coûte. Car c’est la vie de centaines de personnes – et bientôt la sienne – qui est en jeu dans cette affaire…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Harlequin de m’avoir permis de lire ce livre qui était plutôt sympathique, pas le livre extraordinaire mais de quoi passer un bon moment. A lire cet été sur la plage, c’est paraît pour se détendre.

Je ne ferai pas de résumé de l’histoire, la 4e de couverture étant suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit, d’autant que les événements arrivent assez vite pour savoir à quoi s’en tenir.

L’intrigue est bonne et bien menée avec son lot d’action de sorte que l’on n’ait pas le temps de s’ennuyer. On suit cette infiltration de près et on se doute que tout ne va pas se passer comme prévu. Ce type de communauté est juste détestable et Rachel, du fait de son passé sait parfaitement ce que cela peut générer comme problème. La manière dont elle en parlait, c’était horrible et dangereux et on ressent parfaitement ce malaise. L’auteur a parfaitement réussi à nous dégouter de ce type de « communauté » qui ne devrait pas exister, car cela s’apparente davantage à des sectes avec un gourou qui lobotomise l’esprit de gens crédules…

L’avantage que nous avons, en tant que lecteur, est que l’histoire est écrite selon différents points de vue, celui de Rachel, celui de Nate ainsi que celui Ethan / Bartholomew, 2 membres de la communauté à Paradise. Ainsi, cela nous permet d’en savoir plus que nos deux personnages principaux sur ce qui se passe à l’intérieur de la communauté et de se rendre compte à quel point tout ce qui se passe là-bas est malsain, horrible. D’une certaine manière, cela peut nous « spoiler » dans le sens où l’on sait déjà beaucoup de choses mais en même temps, cela permet de rajouter une tension supplémentaire car on sait plus ou moins ce qui va arriver à nos héros s’ils mettent les pieds là-bas. De ce fait, on ne peut que s’inquiéter pour eux et se demander comment ils vont s’en sortir et les arrêter avant qu’ils ne commettent d’autres méfaits.

En parallèle de cette histoire, nous suivons la relation entre Rachel et Nate. La romance est peut-être un chouïa rapide pour moi car Rachel est déjà amoureuse de son coéquipier ce qui l’a poussée à aller dans ses bras des mois plus tôt et qui explique pourquoi une tension subsiste entre les deux. Nate est sensé être insensible à ses charmes mais rapidement, là encore, il la désire et se dit amoureux. Je n’ai pas vraiment vu le changement s’opérer en cours de route, pas vraiment eu le temps d’apprécier le jeu entre les deux, surtout quand on voit la fin de l’ouvrage. Mais bon, admettons, pourquoi pas. Cela reste une petite romance mignonne, ce n’était pas le sujet principal de l’histoire qui m’intéressait, même si je ne dis jamais non à une romance, donc cela ne m’a pas trop dérangé. C’était mignon.

En bref, Le Danger invisible est un roman agréable à lire avec une intrigue bonne et bien menée avec laquelle j’ai passé un bon moment de lecture, même si ce n’était pas non plus le livre du siècle, je le reconnais. Cependant, il a fait son office, il m’a distrait, parfait pour l’été (même si je ne suis pas en vacances) avec des personnages qui restent sympathiques et attachants dans l’ensemble. Je lirai la suite pour voir ce que cela donne.

20/07/2015

Jeux de miroirs de Stella Knightley (Les Mystérieuses 2)

Quatrième de couverture

Lasse de courir après un homme qui ne cesse de se dérober et la condamne à des amours virtuelles, Sarah décide de renoncer à cette histoire qui vire à l'obsession. Elle se rend à Paris où elle mène des recherches sur une célèbre courtisane du XIXe siècle. S'efforçant d'oublier l'insaisissable Vénitien, elle renoue avec son ex. Mais cette relation tumultueuse placée sous le signe du fantasme peut-elle la détourner durablement de Marco Donato ? Alors qu'elle découvre d'étonnants parallèles entre sa vie et celle de cette beauté fatale, Sarah s'interroge sur l'identité du mécène qui finance le film dont elle écrit le scénario. Cette fois, elle est bien décidée à démasquer l'homme qui se cache de l'autre côté du miroir...

Mon avis

Ayant adoré le premier tome Jeux de masques que Nyx Shadow m’avait recommandé, je n’ai pas attendu longtemps après acquisition de ce livre pour me jeter dessus et le lire. Lu en moins d’une journée, il n’aura vraiment pas fait long feu mais j’ai passé un super moment en compagnie de Sarah, Marco Donato et Augustine.

Sarah a fini sa thèse sur l’auteur des Leçons d’amour qui l’avait poussée à aller consulter la bibliothèque de Marco Donato. Elle est désormais appelée à faire des recherches sur une célèbre courtisane française, Augustine du Vert, alors qu’un biopic est sur le point d’être réalisé. Sarah découvre ainsi la vie de cette femme et doit en résumer l’histoire afin d’être le plus proche de la réalité. Ses recherches vont l’amener à Paris, ville où se trouve son ex, Steven dont la rupture, relativement récente, la hante toujours. Mais c’est aussi sans compter le souvenir de Marco Donato qui se fait plus persistant…

L’intérêt de cette série réside dans le fait que nous découvrons à chaque fois deux vies en parallèle, celle de Sarah, à notre époque, qui fait des recherches, cette fois-ci, sur Augustine, célèbre courtisane, et celle de ladite courtisane en son temps. Un parallèle entre les deux histoires peut vite s’établir, comme c’était déjà le cas dans Jeux de masques. On voit que chacune des deux femmes vivent en même temps des amours déçus ou contrariés qui vont les mener sur des chemins plus ou moins tortueux. Je trouve cette manière de faire intéressante et d’ajouter une autre dimension à l’histoire car cela permet de bien mettre en avant ce que vit Sarah à travers Augustine. Même si elles ne sont pas du tout dans la même situation et qu’elles ne vont pas être confrontée aux mêmes choix, mais il y a tout de même des similitudes.

L’histoire d’Augustine n’est pas sans rappeler celle de La dame aux camélias de Dumas Fils, que je n’ai pas encore lu mais qui avec ce livre – après celui de Charlotte Bousquet – me donne vraiment envie de découvrir ce classique. Je connais brièvement l’histoire, les grandes lignes du moins et il est vrai que l’on retrouve un certain nombre de choses chez cette Augustine du Vert. D’ailleurs, il y a une mention à propos de ce livre dans l’histoire, mais je vous laisse découvrir en quelle occasion en le lisant. Le moins qu’on puisse dire en tout cas, c’est qu’elle n’a pas eu une vie facile et elle a dû renoncer à un certain nombre de choses, qui fera échos dans la vie de Sarah. Une vie assez épique qui m’aura plu de suivre, même si en soi c’est déjà vu, comme je l’ai dit, c’est la trame du livre de Dumas Fils (ou du film Moulin Rouge qui s’était déjà inspiré de l’œuvre de Dumas). Mais cela reste intéressant, plein de rebondissements que l’on suit avec grand plaisir.

En ce qui concerne la vie de Sarah, on peut dire que c’est assez compliqué. Le fait de se retrouver à Paris va l’amener à revoir Steven et faire d’autres rencontres qu’elle aurait préféré ignorer et on se doute bien que cela risque de la mettre dans une position délicate. Le souvenir de Marco Donato lui aussi persiste et leur relation est plus que tendue. La jeune femme n’a pas oublié cet homme qui a tout fait pour l’éloigner, qui continue de le faire alors qu’elle cherche à le connaître, à le voir, rencontre qu’elle espérait déjà dans le volume précédent mais qui s’avérait par un échec. D’ailleurs, à ce propos, je suis contente de constater que mes déductions étaient bonnes, on est trop forte avec Nyx ! On avait deviné mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à une certaine révélation, je n’avais pas fait le lien !

Ce qui est frustrant avec ce livre c’est qu’entre Sarah et Donato, presque tout est virtuel, c’était le cas dans le premier tome et pourtant on sent l’alchimie entre les deux, on sait qu’ils pourraient être heureux ensemble, comme deux âmes sœurs et pourtant… C’est si compliqué, c’est tendu, plein de sensualité, même si cela apparaît d’une autre manière dans ce tome. Donato est moins présent pour différentes raisons mais cela me donne envie d’en savoir plus, de voir jusqu’où leur relation peut aller, si elle va aboutir en somme… Ce n’est pas évident de donner de l’intérêt à une romance (c’est une romance érotique après tout) quand elle est presque inexistante et ce, par un parti pris de l’auteur qui n’est pas sans risque. Mais moi, je trouve cela intéressant avec un côté addictif parce que cela pique ma curiosité à vif. Je veux savoir et c’est pour cela que j’ai d’autant plus hâte de lire la suite pour constater jusqu’où leur relation peut aller.

Les personnages sont intéressants, que ce soit Augustine, jeune fille naïve devenue femme fatale, courtisane afin de survivre et d’une certaine manière par amour tandis que Sarah, jeune femme libre et indépendante qui se sent quelque peu perdue face aux hommes qui se dressent devant elle. Des personnalités différentes mais qui parfois se rejoignent, en tant que femme, face à une certaine incompréhension.

En bref, Jeux de miroirs a été une très bonne lecture pour moi. J’ai beaucoup aimé cette suite qui est d’une certaine manière assez différente du premier mais tout aussi intéressant. Il nous permet de voir une certaine évolution chez la jeune femme, tout comme sa relation avec Marco Donato qui est des plus frustrantes, il faut l’avouer. Je suis curieuse de voir ce que le 3e tome donnera, en espérant avoir davantage de choses à se mettre sous la dent concernant leur relation. Une série à suivre car elle nous fait voyager dans différents pays, nous rend compte de certaines mœurs de l’époque et nous présente des personnages attachants et intéressants. Entre mystère et érotisme, Jeux de miroirs ne pourra pas vous laisser indifférent.