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31/01/2013

Interview de Gil Wozelka

J'ai eu le plaisir de lire les deux premiers tomes de la trilogie Les Passeurs de Gil Wozelka (dont voici les liens des chroniques pour rappel : Les Petits Galets et L'Endormeuse), une série que je recommande chaudement. Et l'auteur a bien voulu répondre à quelques questions.

Voilà donc l'interview, bonne lecture !



Melisande : Bonjour Gil Wozelka. Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions. Pourrais-tu te présenter en quelques lignes pour les lecteurs ?

Gil Wozelka : Si je devais me présenter je dirais que je m'appelle Gilles Wozelka, j'ai 47 ans, je suis avec la même femme depuis 29 ans qui m'a offert deux beaux enfants. Je suis ingénieur de formation mais je crois, qu'au fond, je suis plus un artiste qu'un scientifique. Ce que j'aime par dessus tout c'est la création car les idées, sont comme l'amour, elles se doublent quand on les partage. Ma présentation ne serait pas complète sans préciser que suis un homme du sud de la France qui vit à Paris mais dont le cœur et les racines restent définitivement ancrées dans la culture méditerranéenne, dans l'huile d'olive, le bruit des cigales et l'odeur de la mer. Pour finir je dirais que j'ai eu la chance de beaucoup voyager à travers le monde et que ce que cela m'a appris c'est qu'il n'y a pas besoin d'aller loin pour trouver le bonheur : le bonheur est à l'intérieur de nous même et pour le trouver, il suffit d'apprendre à écouter et à regarder autour de nous.

Melisande : Quand as-tu commencé à écrire ? Et pourquoi t’es-tu lancé dans l’écriture ?

Gil Wozelka : D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours aimé écrire. Ceci étant dit il y a eu deux personnes qui ont joué un rôle fondamental en m’aidant à transformer ce plaisir en une passion. Tous les deux étaient des enseignants.
Le premier était mon prof de Français de 6ème (que j’ai d’ailleurs retrouvé grâce à mon premier roman) : il enseignait le Français de façon créative et originale et il nous avait demandé de faire des rédactions qui se suivaient, un peu comme les chapitres d’un roman. Je me suis alors lancé dans une histoire (que j’avais intitulée « la forêt magique ») et qui a contribué à renforcer mon goût pour l’écriture.
La seconde personne était mon professeur de Français de seconde qui nous avait donné le choix entre une dissertation et une poésie. J’avais choisi la poésie (un peu par fainéantise à l’époque je présume) et elle m’a demandé de monter sur l’estrade pour la lire à mes camarades. Ma poésie s’intitulait « l’aventurier ». Je me souviens encore du silence qui a suivi ma lecture. Mes copains étaient vraiment émus et personne ne parlait. J’ai alors compris que je pouvais toucher les gens avec mes mots. A partir de ce jour là je n’ai plus arrêté d’écrire…

Melisande : Quand es-tu passé de l’écriture « personnelle » à l’envie de partager ton histoire et d’être publié ? Il n’est pas toujours évident de « lâcher son bébé » alors, pourquoi avoir décidé de le laisser voir le monde ?

Gil Wozelka : J’ai toujours écrit pour être lu. Toujours.

Melisande : As-tu rencontré beaucoup de difficultés à te faire publier ? Quel a été ton parcours ?

Gil Wozelka : La première chose « publiable » que j’ai écrite était un recueil de poésies qui s’intitule « Le polyèdre de l’ennui ». C’était en 1983 et j’avais 18 ans. Je l’avais envoyé à plusieurs maisons d’édition par la poste (internet n’existait pas ;-) et je me souviens de la joie indicible lorsque j’ai reçu la lettre d’une maison me disant qu’ils étaient d’accord pour me publier… et de la déception qui a suivi lorsque j’ai découvert qu’on me demandait de payer. J’ai alors découvert le compte d’auteur. Je n’ai bien entendu pas répondu et cela s’est arrêté là.
La seconde expérience s’est déroulée 10 ans plus tard en 1993. Je venais de finir un roman que je considérais « publiable » et je l’ai envoyé à plusieurs maisons. J’ai reçu les lettres habituelles, dactylographiées, disant que l’œuvre ne rentrait pas dans le cadre de leurs collections. Mais j’ai aussi reçu une lettre plus personnelle d’Yves Berger de la maison Grasset qui me disait qu’il avait aimé mon histoire, que mon œuvre n’était pas encore prête à être publiée mais qu’il m’incitait à continuer à écrire… ce que j’ai fait.
La dernière fois, c’était avec Les Petits Galets en 2010. Je l’avais imprimé et distribué autour de moi. Les gens le lisaient et me disaient qu’ils aimaient avec sincérité. J’ai alors senti que quelque chose se passait et cela m’a donné envie de retenter l’expérience de l’édition. J’ai tout de suite décidé de ne pas l’envoyer aux grandes maisons car je n’avais pas envie d’essuyer encore leurs refus polis. J’ai donc recherché sur Google une « petite maison d’édition de développement personnel » et la première de la liste était ELIXIR. Je leur ai posté mon roman et ils m’ont pris tout de suite. Voilà comment l’aventure a commencé…

Melisande : Pourrais-tu parler un peu de ta série : Les Passeurs, dont les 2 premiers tomes : Les Petits Galets est déjà disponible et L’Endormeuse qui va paraître le mois prochain (mais dont j’ai eu le plaisir de lire en avant première) ? Comment t’es venue l’idée de cette trilogie ? L’avais-tu prévue ainsi ou bien elle s’est imposée à toi, parce que l’histoire te semblait plus complète de cette manière ?

Gil Wozelka : Quand j’ai écrit Les petits galets, je n’avais pas eu l’idée d’une trilogie. La première personne à m’en avoir parlé a été un ami qui, ayant lu mon livre avant qu’il ne soit édité, m’a un jour dit : « tu devrais écrire l’histoire de l’endormeuse car ça m’a donné envie de savoir qui est vraiment cette femme ». Je l’ai écouté mais je suis passé à autre chose. Cette idée est de nouveau revenue toquer à ma porte par l’intermédiaire de Liliane, mon éditrice, quelques mois plus tard et là je l’ai entendue. Quand je l’ai rencontrée pour signer mon contrat, elle m’a tout de suite dit qu’elle imaginait une trilogie. Je m’en souviens parfaitement : nous étions à Lille et je partais pour Amsterdam. Dans le train l’histoire de l’endormeuse et de Victor s’est presque naturellement imposée à moi. J’ai esquissé le plan des deux tomes en quelques minutes. Les wagons se sont imbriqués entre eux sans effort ; même si j’ai dû faire quelques subtiles modifications dans la version originale des Galets pour raccrocher le tome 1 au reste de l’histoire à venir.
Une dernière chose qui me semble importante de préciser : l’histoire de L’Endormeuse part d’une annonce que j’ai découpée dans VAR MATIN en 1983, alors que j’avais 18 ans. J’avais été interpellé par cette annonce originale et insolite en me disant que j’en ferai un jour un roman et je l’ai gardée collée dans un cahier jusqu’à aujourd’hui à cette intention. J’ai d’ailleurs mis une copie de l’annonce originale à la fin de mon livre pour partager cette anecdote avec mes lecteurs.

Melisande : Oui, j’ai vu cette petite note mentionnée à la fin du tome 2, ça m’a bien fait sourire quelque part, c’était assez inattendu, et de l’autre, c’est assez triste de voir une telle chose.

Cette série a des thèmes philosophiques (quête du bonheur, d’identité, etc.), est-ce une « manière de vivre » qui t’es propre et que tu as voulu partager avec les autres ?

Gil Wozelka : Le bonheur est un sujet qui me passionne depuis des années. J’ai compilé dans un cahier des dizaines (34 pour être précis) de règles qui me semblaient être les piliers du bonheur. Un jour j’ai eu envie d’écrire un guide du bonheur pour mes enfants. Pour leur expliquer ces règles. Après quelques pages d’écriture je me suis aperçu que ce que j’étais en train de faire était fade, technique et sans intérêt. J’ai alors eu envie d’encapsuler mon message dans une histoire… c’est comme ça qu’est né Les Petits Galets.
Ceci étant dit je ne crois pas être plus heureux que les autres et je ne crois pas non plus être plus fort pour m’appliquer ces règles à moi-même. Comme dit le proverbe, ce sont souvent les fils du cordonnier les moins bien chaussés…

Melisande : Pourquoi avoir choisi de ne pas nommer le narrateur dans Les Petits Galets ? (J’ai fait des suppositions, mais j’aimerai bien avoir votre avis sur la question).

Gil Wozelka : Sincèrement ce n’était pas vraiment un choix réfléchi. J’ai écrit Les Petits Galet avec une méthode différente que mes écrits précédents ; ce que j’appelle la méthode Claudel. Je m’explique : avant Les Petits Galet j’écrivais en faisant un plan, un synopsis et en écrivant des pages et des pages de scénario avant de vraiment commencer à écrire. J’ai dans mes archives des milliers de feuillets qui n’ont jamais été transformés en histoire car, je le sais aujourd’hui, ce que j’aime c’est la création et une fois l’histoire inventée je n’avais plus vraiment envie de l’écrire.
Un jour, j’ai entendu une interview de Philippe Claudel (auteur entre autres des âmes grises) qui disait ne jamais faire de plan. J’adore cet écrivain et je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». Les Petits Galet et L’endormeuse ont été écrits avec cette méthode : j’ai commencé sans vraiment savoir où j’allais et je me suis laissé porter par l’histoire. Et j’ai pris un plaisir fou en découvrant que ce que j’aime avant tout, avant les mots, c’est de créer. Inventer. Et cette méthode me permettait de me laisser porter par mon imagination.
Ceci étant dit, une fois Les Petits Galet terminé, je me suis posé la question de donner un nom au père de Tom et je ne l’ai pas fait car je trouvais plus intéressant de ne pas le nommer. Cela le rendait plus proche de mes lecteurs en leur permettant de se fondre dans le personnage, de se prendre pour lui.

Melisande : Quels sont tes projets à venir ?

Gil Wozelka : J’ai des milliers de projets différents.
Dans l’écriture, je vais d’abord finir la trilogie. Puis j’ai envie de faire un roman de longueur « normale » ; toujours autour du développement personnel car j’aime écrire des livres qui font du bien à ceux qui les lisent. J’ai aussi envie d’écrire un livre sur la perte de l’insouciance mais ça c’est une autre histoire.
D’un point de vue moins littéraire, j’ai très envie de monter des conférences autour du bonheur. Des conférences qui me permettraient de toucher les gens plus directement, de leur parler, de voir leurs yeux. C’est un projet personnel qui prendra vie, j’en suis sûr, car quand on veut, on peut…

Melisande : Merci d’avoir répondu à mes questions et bonne continuation !

Gil Wozelka : Merci à vous Melisande et merci à vos lecteurs quoi je l’espère achèteront mes livres et les feront connaître autour d’eux car, quand on est un inconnu édité par une petite maison, on a vraiment besoin d’aide pour se faire connaître !

Retrouvez mes chroniques des Petits Galets et de L'Endormeuse et Victor

30/01/2013

Pour un tweet avec toi de Teresa Medeiros

Quatrième de couverture

Auteure d’un presque Pulitzer, Abigail Donovan tarde à mettre le point final à son prochain roman. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Twitter, se prend-elle au jeu des tweets, retweets, hashtags, etc.
« MarkBaynard », professeur d’université en congé sabbatique et twitter averti, devient l’un de ses followers les plus assidus. Entre la jeune femme et lui, va naître un échange jubilatoire plein de réparties spirituelles et de références aussi drôles qu’inattendues. Grâce à cette étonnante rencontre virtuelle, Abby va retrouver l’inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester enfermée devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?

Mon avis


Lors de ma virée shopping-librairie, j’ai été faire un petit tour du côté des romances et étant donné que j’avais entendu parler en bien de ce livre, j’ai fini par le prendre. Pensant lire une petite romance sympa et assez joyeux, je dois avouer que j’ai été assez surprise (surtout pour le 2e adjectif) mais ça n’en reste pas moins une romance très sympathique et je comprends pourquoi les avis étaient si bons.

Abby est une auteure qui a été propulsé sous les feux des projecteurs suite à son 1er roman qui a connu un grand succès. Mais maintenant qu’elle doit en écrire un autre, elle bloque un peu et n’avance pas. Quelque peu agoraphobe, elle reste cloitrée chez elle et se replie un peu sur elle-même. Jusqu’au jour où son éditrice, afin de favoriser ses échanges avec ses lecteurs (pour ceux qui lui restent) lui crée un compte sur twitter, un réseau social qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle va finir par gérer et cela grâce à un certain « MarkBaynard » qui va lui parler quotidiennement. Un drôle d’échange va s’ensuivre, faisant quelque peu changer cette jeune femme qui se rend compte que la vie peut être vécue autrement.

Une belle petite histoire, « petite romance » même si en premier lieu, ça n’est pas ça. C’est une histoire basée sur l’échange entre deux étrangers, où l’amitié peut prendre place peu à peu, même si elle semble peu conventionnelle puisqu’elle ne se fait que via le net, sans qu’aucun des deux ne sachent qui est vraiment l’autre (la magie ou pas d’internet). J’ai été très surprise par ce livre, je ne pensais pas adhérer à ce point.

L’intrigue est relativement simple mais on se laisse prendre au jeu et on suit cette conversation « privée » avec délectation parce qu’il faut voir la teneur des échanges (j’ai notamment adoré la manière dont ils se disaient « bonne nuit », ne sachant pas toujours à quoi ça faisait référence). Et puis j’avoue que j’ai été très surprise par la tournure que prenaient les évènements, je ne m’y attendais pas. Comme je le disais en « introduction » je m’attendais à un livre drôle et joyeux, ce qu’il est en partie, tout en ne l’étant pas à cause de certains passages qui sont assez émouvants quand même. Mais la fin est tout simplement géniale, elle ne pouvait pas être autrement, sinon je pense que ça aurait été dommage. Une très bon livre du début à la fin, avec une intrigue intéressante et bien menée.

J’ai également beaucoup aimé la mise en page du livre qui sont essentiellement constitués des « tweets » entre les deux personnages, donc c’est une simple succession de dialogue ce qui rend ce roman très vivant, très vif parce qu’on a l’impression de lire et voir en direct cet échange, comme si nous étions nous même des followers d’Abby. Les personnages sont très sympathiques et attachants, franchement j’ai été très surprise par eux et j’ai suivi leur échange avec délectation.

Evidemment, il y a aussi de la narration qui pour le coup est écrite à la 3e personne, tout en restant centrée sur Abby, puisqu’il s’agit avant tout de son histoire. Et puis l’écriture est simple mais efficace, très agréable à lire et fluide, donc franchement, le livre ne m’a fait que quelques heures. Je l’ai lu en 2 fois quelques heures le matin, quelques heures l’après midi et hop c’était fini. En tout et pour tout, il a dû me faire une demi-journée, rien de plus, donc ça prouve à quel point ça se lit vite. Et puis comme on se prend au jeu ; on est curieux de ce qui va se passer qu’on fait défiler les pages à une vitesse folle et on le dévore sans s’en rendre compte.

En bref, une histoire très sympathique, assez émouvante et touchante. Des personnages intéressants et étonnants qui sans le savoir s’entraide plus qu’on ne pourrait le croire et qui peut être peuvent s’apporter ce dont ils ont vraiment besoin. Un livre que je conseille pour tous ceux qui aiment les petites romances.

29/01/2013

Le Chemin d'Ombres de Patrick Eris

Quatrième de couverture

Ce devait être une expérience toute simple dans la campagne anglaise. Une tentative de lier entre eux les rêves de trois cobayes, trois rebuts de la psychiatrie moderne. Brian, Sandy, Kenneth. De ceux que certains disent fous, mais aussi d’excellents rêveurs. Mais l’expérience a mal tourné. Des gens sont morts. Et le docteur Marion Darras affronte le plus gros défi de sa carrière de psychiatre : que peut-il bien se passer par-delà le mur du sommeil ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lokomodo de m’avoir permis de lire ce livre. J’avais déjà lu un livre de cet auteur où j’avais trouvé l’idée pas mal, mais pas trop exploité pour que ça me plaise. J’ai voulu retenter l’expérience en lisant ce nouveau livre de l’auteur et là, j’avoue que mon avis est bien plus positif.


Je ne ferai pas de résumé de l’histoire puisque la 4e de couverture annonce suffisamment de choses pour savoir dans quoi on s’embarque en voulant lire ce livre, sans pour autant tout dévoiler (mais j’avoue que c’est mieux de ne pas lire la 4e de couverture juste avant de lire un livre, ça permet de laisser toute sa part de mystère et de vraiment le découvrir dans son intégralité).

En choisissant ce livre, j’avoue que l’idée m’avait paru bonne, une sorte d’expérience qui va mal tourner et j’étais curieuse de voir de quelle manière ça allait se passer, quel était le type d’expérience etc. Et je n’ai pas été déçue à ce niveau là, car même si l’histoire se déroule relativement vite sans trop de développement (on aurait pu en avoir je pense, mais ça, c’est l’adepte des pavés qui parle). L’histoire se suffit amplement à elle-même, mais on aurait pu avoir davantage, et plus de suspense et de tensions avec un tel sujet. Ici ça donne à penser – quelque part – que l’on a une « grande » novella, plutôt qu’un roman. Mais ça n’est que mon ressenti et bon, comme beaucoup le savent, j’adore les gros pavés énormes qui prennent leur temps et qui développent, décrivent, etc. à condition que cela serve le texte plutôt que l’alourdisse et devienne indigeste.


Cela dit, ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce livre, attention ! J’ai aimé la manière dont l’auteur a traité son sujet, c’est assez intriguant parce qu’au début on ne sait pas du tout de quoi il est question. On voit que plusieurs médecins (psychologue, etc.) se retrouvent pour une expérience et on a donc la présentation des patients. Mais on ne sait pas trop et petit à petit on découvre ce qui les a amenés là, ce qui se passe également pendant l’expérience (pour le coup une narration à la 3e personne était plus que nécessaire pour bien comprendre et mesurer l’ampleur du « problème » qui se développe, etc.). Une bonne intrigue qui tient bien la route et qui peut en surprendre plus d’un, et l’on comprend (notamment) où le fantastique prend place. C’était vraiment intéressant de voir ça et ça donne plus d’impacte à l’histoire, et tout son intérêt, évidemment.

Quant à l’écriture est agréable à lire et fluide, on entre assez facilement dans le texte et pour ma part, il a été dévoré en un rien de temps. Bon il faut dire que le livre ne fait que 250 pages (pour dire, il ne m’a fait que quelques heures) et comme tout s’enchaîne très rapidement cela donne une certaine dynamique au livre.



Les personnages sont intéressants, on apprend à les connaître à mesure, à voir leur histoire (notamment les patients – cobayes) et on s’attache un peu à eux (après vu la longueur du livre, difficile d’être totalement proche).

En bref, j’ai bien apprécié cette histoire, l’intrigue est bonne et bien exploitée même si je n’aurai pas été contre une histoire plus développée et plus longue, mais ça n’est pas un point faible ici, c’est juste moi et mes manies. Un bon univers intéressant, une bonne écriture, et j’ai passé un bon moment, quoi de mieux ?

Top Ten Tuesday (24)


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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.



Voici le thème de la semaine : Les 10 personnages les plus frustrants

Bon, je pense que pour cette semaine, les personnages seront davantage des couples, ça sera plus drôle ^^

  1. Phèdre - Joscelin (Kushiel)
  2. Sidonie - Imriel (Imriel)
  3. Mercy - Adam (Mercy Thompson)
  4. Cat - Bones (Chasseuse de la nuit)
  5. Rose - Dimitri (Vampire Academy)
  6. Elena - Er'ril (Les bannis et les proscrits)
  7. Gerogina - Seth (Georgina Kincaid, Succubus)
  8. Eugénie - Dorian (Cygne Noir)
  9. Jaz - Vayl (Jaz Parks)
  10. Anita - Jean-Claude (Anita Blake)

Et vous, quel est votre top 10 pour cette semaine ?


Le thème de la semaine prochaine sera : Les titres VF qui n'ont rien à voir avec leur équivalent en VO

28/01/2013

Je n'ai de goût qu'aux pleurs que tu me vois répandre de Sébastien Bonnemason-Richard


Quatrième de couverture

Je n’ai de goût qu’aux pleurs que tu me vois répandre raconte une fugue. Celle d’un homme impatient, très secret, compulsivement organisé. Il quitte tout et part en voiture rejoindre 2 000 km plus au nord une jeune fille qui a froid. Son appartement est en ordre, son associée s’occupera de la galerie, ses amis croiront la ligne en dérangement. Il ne compte pas revenir. Il ne le fera pas.
Avec la rigueur d’une épure, sec comme le claquement d’une arme, ce trajet sans retour, entre asphalte et bord de mer, pousse à bout le silence d’un homme qui ne se dit pas tout. Amour, jouissance, émotions : rien ne le relie au monde. Comme si tout n’était que logiciel, et le Mal une apesanteur. Ce premier roman récuse avec une rare maîtrise notre nouvelle ère glaciale.

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Alma de m'avoir permis de lire ce livre et découvrir en même temps cette maison d’édition.

Avec ce genre de livres, il est assez difficile d’en faire la chronique, du moins pour moi, car ça n’est pas mon genre habituel et ce n’est pas une « simple histoire » on est bien loin de l’imaginaire que je lis habituellement. Du coup pour le « juger » (d’une certaine manière) ça peut être compliquée, mais je vais faire de mon mieux pour tenter d’expliquer un peu à quoi s’attendre en lisant ce texte, tout en montrant que je l’ai bien apprécié.

Oui, j’ai quand même aimé ce texte même si ça n’est pas mon genre de prédilection, que ce genre de texte ne peut être apprécié que par ceux qui « ressentent » en quelque sorte le texte, eh bien j’ai trouvé ce texte assez beau, malgré les évènements, dont je ne parlerai pas sinon je risquerai de spoiler, ce qui est inutile, surtout quand on voit la longueur de ce roman, qui a plutôt des allures de novella ou nouvelle étant donné la longueur du récit (moins de 100 pages et c’est relativement aéré avec une écriture assez grosse).

L’écriture est vraiment agréable à lire. Elle est assez simple finalement, mais très poétique ce qui rend le rend assez beau et mélancolique si l’on écoute bien « la voix » donnée par le narrateur. J’avais vraiment la sensation de l’entendre, la manière d’écrire de l’auteur le rend possible. J’avoue m’être laissée emporter et en quelque sorte bercer grâce à elle, pour me plonger dans cette histoire. Au départ, on ne comprend pas bien tout ce qui arrive, on n’a pas d’explications, on sait jusque qu’un homme quitte tout pour aller retrouver une jeune fille, rien de plus et c’est donc un voyage qu’il entreprend sans avoir l’intention de revenir. Et puis petit à petit les éléments s’imbriquent et l’on attend de voir où cela va nous mener.

C’est très étrange de lire ce livre car on ignore tout des personnages, on ne voit seulement que les ressentis, les moments intimes entre cet homme et cette femme, mais on ne sait même pas leur prénom, qui ils sont, ce qu’ils font. Alors même si on a leur voix (écriture à la 1ere personne) – en tenant compte du fait que l’on est proche du personnage grâce à cela – eh bien il y a tout de même une distance qui est établie à cause du mystère créé tout autour d’eux. On sait seulement que l’homme finit par tout plaquer du jour au lendemain pour faire des kilomètres et retrouver cette jeune fille et l’on suit son voyage.

En bref, voilà un livre assez atypique (surtout dans le fait que je n’ai pas l’habitude de lire ce genre là), très poétique grâce à son écriture mais aussi par ce voyage qui pourrait bien nous surprendre. Un livre assez sympathique à lire.


27/01/2013

L'Endormeuse de Gil Wozelka (Les passeurs 2)

Quatrième de couverture

Lyne avait toujours pris un réel plaisir à parcourir les petites annonces. Ce matin là, elle était loin d’imaginer à quel point sa vie allait se transformer !
Qui avait bien pu rédiger une annonce aussi singulière ?
Contre toute logique, pourquoi allait-elle être tentée d’y répondre ?

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Gil Wozelka ainsi que les éditions Elixir de m’avoir permis de lire ce livre, et de poursuivre cette série qui je l’avoue est une très belle découverte et qui mérite à être connue et maintenant j’ai hâte de lire le dernier tome de cette trilogie.

Nous voilà donc dans une nouvelle histoire sur ces « passeurs », qui revient un peu sur le passé puisqu’ici on est centré sur Lynn, personnage rencontré dans le 1er tome, quelques années avant celui-ci. On apprend donc qui est cette « endormeuse » et comment elle l’est devenue. Voilà pour la petite histoire, je vous laisse découvrir tout ça. Mieux vaut garder une part de mystère, parce qu’un tel livre, ça se découvre, ça se savoure et il serait dommage de trop en dire (même si ça pourrait être tentant, tous les moyens sont bons pour donner envie à quelqu’un de lire un livre, surtout quand ce sont de telles perles).

C’est une histoire magnifique, pleine de poésie, de philosophie qui porte un message très important. Une fois encore ce sont des petits galets très étranges mais essentiel à la vie, si l’on veut y prêter suffisamment d’attention, qui vont être au cœur de l’histoire. J’ai vraiment adoré, je ne peux pas dire autre chose. Dès le départ j’ai été captivée et je l’ai lu en très peu de temps. J’ai été très touchée par cette histoire une fois encore (et je n’ai pas pleuré !).

C’est une petite histoire, là encore le tome ne fait que 80 pages à peu près, donc c’est très rapide, mais c’est suffisant pour comprendre ce qui se passe, le message passé ici avec un tel sujet : la quête d’identité (entre autre, mais surtout ça) et je trouve que l’auteur a su trouvé les mots et le bon moyen pour en parler afin de toucher le lecteur et aussi faire comprendre à quel point cela est nécessaire et essentiel pour « bien vivre » quelque part.

On rencontre ici un personnage connu pour l’avoir rencontré dans le tome 1, Lynn, mais elle est totalement différente ici, mais peu à peu, elle évolue et cela grâce à un homme mystérieux qui – à travers une petite annonce pour pouvoir prendre un bain – va lui faire comprendre des choses et la remettre en question. Et à mesure, on va finir par retrouver celle que nous avions rencontrés précédemment (et on comprend aussi pourquoi ce surnom / titre du livre).

Voilà, je ne vais pas m’attarder davantage sur cette chronique car je ne ferai que me répéter, ce qui ne servira pas le texte, bien au contraire. Le seul conseil que je peux vous donner c’est de lire cette trilogie parce qu’elle en vaut vraiment la peine, ce sont des livres magnifiques avec des messages plein de philosophie et de vie. Un très bon tome, une très belle histoire, j’en redemande ! Et je suis triste de penser qu’il ne reste plus qu’un seul tome à lire (et que je vais devoir en plus attendre un bon moment pour pouvoir le lire vu qu’il n’est pas encore sorti).

In my Mailbox (62)


In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Mes acquisitions de la semaine

Le Chemin d'Ombres de Patrick Eris

Ce devait être une expérience toute simple dans la campagne anglaise. Une tentative de lier entre eux les rêves de trois cobayes, trois rebuts de la psychiatrie moderne. Brian, Sandy, Kenneth. De ceux que certains disent fous, mais aussi d’excellents rêveurs. Mais l’expérience a mal tourné. Des gens sont morts. Et le docteur Marion Darras affronte le plus gros défi de sa carrière de psychiatre : que peut-il bien se passer par-delà le mur du sommeil ?






Saints Astray de Jacqueline Carey (Santa Olivia 2)

Après avoir échappé à la détention militaire, Loup et sa petite amie, Pilar, ont une chance de réinventer leur vie à des milliers de kilomètres d’Outpost 12, la ville frontalière oubliée et privée de droits civiques mieux connue par ceux qui y sont piégés depuis des dizaines d’années sous le nom de Santa Olivia. Grâce aux dons surnaturels de Loup : sa vitesse, sa force et son absence de peur, et à l’habileté inattendue de Pilar au pistolet, elles embrassent une carrière de gardes du corps surpayés pour un célèbre groupe de rock anglais.
Aux États-Unis, Washington ouvre une enquête sur l’existence de Outpost 12 . Lorsque disparaît leur vieux camarade Miguel, le témoin clef possédant les indices destinés révéler comment les militaires ont tenté de dissimuler la vérité, l’affaire semble alors perdue. Les citoyens à l’abandon de Santa Olivia ont besoin d’un champion, qu’une voix s’élève en leur nom. Loup et Pilar ont alors un choix difficile à faire. Si Loup retourne sur le sol américain, elle sera hors-la-loi. Si elle se fait prendre, elle retournera en détention et, cette fois, il n’y aura peut-être pas d’échappatoire. Mais si Pilar et elle ne se battent pas pour la liberté de ceux qu’elles ont laissé derrière, personne ne le fera. 

(traduction personnelle, merci Secret Forbidden World, on copie, on crédite)




 La disparue de Marilou Aznar (Lune Mauve 1)

 Un autre monde existe.
Elle seule peut le sauver.
Elle n’y tient pas vraiment.

Séléné Savel, quinze ans, quitte la Bretagne pour entrer en seconde à Darcourt, un prestigieux lycée privé parisien.
Alors qu’elle tente de survivre dans cette jungle hostile, où sa cousine, l’orgueilleuse Alexia, règne sans partage, elle croise la route du ténébreux Laszlo.
 Qui est cet étranger à la beauté troublante ? Pourquoi s’intéresse-t-il autant aux étranges tableaux peints par Iris, sa mère ?
Six ans auparavant, celle-ci a disparu et Séléné est bien décidée à résoudre ce mystère qui la ronge depuis l’enfance.
Elle mène l’enquête et découvre qu’Iris venait d’ailleurs, d’un monde parallèle où une ancienne civilisation mésopotamienne s’est perpétuée, sous l’influence d’une lune intelligente adorée comme une divinité.




Le cauchemar mécanique d’Adrien Silvestre (La société d'enquêtes étranges de la Tour Sud 1)

Nous sommes quatre. 
Moi, Viviane, 13 ans, délinquante juvénile et kleptomane notoire, envoyée en pension comme un paquet de chaussettes sales. Spécialité : le pistage télépathique.
Arthur, 14 ans, fashion-victim et enquêteur surnaturel à ses heures. Spécialité : l’exploration des rêves.
Noah, 8 ans, minisurdouée, accro aux bonbons. Spécialité : le vol de secrets. 
Raphaël, 13 ans, authentique tête à claques. Il soutient mordicus que les fantômes n’existent pas. Spécialité : il leur parle.
Notre problème ? Un monstre très ancien, très puissant, très dangereux, caché dans le collège et qui manipule élèves, profs et surveillants : le Cauchemar mécanique, précédé de son armée de bonshommes tic-tac... Galère de galère à roues crantées !



Et vous ?

26/01/2013

Les Petits Galets de Gil Wozelka (Les passeurs 1)

Quatrième de couverture

"L'histoire romancée de Tom, un enfant dont le destin s'annonce tragique, nous conduit au fil des pages vers la quête du bonheur. Par le biais d'un jeu qui s'articule autour de six règles simples, celui qui deviendra un passeur d'âmes fait découvrir à Tom ses forces alors sa vie se transforme. Une belle histoire d'amitié/d'amour qui nous permet d'apprécier et d'appliquer les règles fondamentales du bonheur pour vaincre l'impossible.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Gil Wozelka ainsi que les éditions Elixir de m’avoir permis de lire ce livre, et découvrir au passage cette petite maison d’édition.

J’avoue que la 4e de couverture m’avait semblé intéressante donc j’ai voulu en tenter la lecture et là… Là, j’ai fait une superbe découverte qui m’a presque fait monter les larmes aux yeux à la fin de ma lecture (mais je suis une grande fille, je n’ai pas pleuré, mais ce n’était pas loin quand même, en sachant que je ne pleure quasi jamais en lisant. Ça veut dire, ce que ça veut dire. Il y a des sujets sensibles que je n’aime pas lire et c’est pour une bonne raison, mais bon, je risque de passer à côté de certaines perles et il aurait été dommage de ne pas lire celle là).

Gil Wozelka nous présente une belle petite histoire qui nous amène à une quête du bonheur. La 4e de couverture explique suffisamment après de quoi il s’agit, mais ça, c’est vraiment l’élément phare de cette histoire qu’il faut retenir (et aussi appliquer à mon sens). Une quête du bonheur qui nous montre que l’amitié et l’amour sont deux notions importantes pour tenter d’y accéder, même pendant des moments durs où tout espoir semble perdu. Une petite histoire un peu philosophique en même temps qui ne peut que nous toucher.

C’est assez difficile de parler de ce livre parce que rapidement on peut spoiler l’histoire, les messages véhiculer, etc. En plus, il s’agit d’un petit roman d’à peine 72 pages donc ça se lit très vite, mais également très bien parce que l’écriture de l’auteur est vraiment magnifique. C’est très fluide, agréable à lire et j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à suivre cette histoire grâce à cela. Il y a une certaine émotion qui passe dans cette narration, ce qui explique pourquoi j’ai été très touchée (en plus du sujet abordé). On entend parfaitement la voix de cet homme qui accompagne ces enfants malades vers leur fin (c’est une narration à la 1ere personne).

Une chose étonnante, mais qui se justifie à mon sens, c’est qu’on ne connait pas le nom de cet homme, ainsi il passe un peu pour Monsieur-tout-le-monde et on comprend pourquoi l’auteur a fait le choix de ne pas divulguer l’identité de cet homme.

Et pour ce livre, il faut quand même faire une petite mention à la couverture qui est vraiment magnifique, très simple, certes, mais tellement belle car en plus, elle évoque parfaitement le contenu du livre (sans compter sur le titre du livre que l’on comprend également grâce à cette histoire).

Une magnifique histoire qui mérite d’être lue car elle peut nous servir également de leçon. Un bon moment d’évasion tout en nous faisant comprendre les priorités dans une vie.

Drôles de mots-clés (28)



Drôle de mots-clés est un rendez-vous organisé par Les livres de Melisande et Pomme's Book suite à une discussion animée et hilare. Cette nouvelle rubrique permettra à tout un chacun de se rendre que parfois en tant que bloggeur en coulisse, on voit des choses sans queue ni tête et on a choisi de les partager avec vous. N'hésitez pas à en faire de même !



25/01/2013

Passionnément de Jill Shalvis (Lucky Harbor 4)

Quatrième de couverture

Et si on jouait au docteur ?
Mallory en a assez d’être la gentille petite infirmière dévouée. Elle rêve du grand frisson. Ty traîne dans les parages de Lucky Harbor, et pourrait bien exaucer son rêve le plus cher…
Le « beau gosse » de service n’est que de passage, ce qui convient parfaitement à Mallory. La jeune fille bien rangée laisse place à une séductrice délurée et réveille en lui des désirs inavouables. Pour la première fois de sa vie, Ty ne peut se résoudre à mettre les voiles. Depuis quand le hasard fait-il si bien les choses ? À Lucky Harbor, tous les espoirs sont permis…

Mon avis

Voilà un nouveau tome de la série Lucky Harbor. J’avoue que j’étais assez impatiente de lire ce livre, ayant bien apprécié les 3 premiers, j’avais envie de voir ce que Lucky Harbor pouvait nous réserver. Bon, il est vrai que c’est un peu dommage quelque part que l’on n’ait plus les 3 sœurs comme héroïne, mais comme ça se passe dans la même ville, avec les mêmes personnages de fond, je me dis qu’on peut toujours les voir.

Ainsi, on les délaisse pour se tourner vers d’autres personnages de cette ville, ici Mallory, infirmière dévouée, peut être même un petit peu trop pour son bien, qui est célibataire depuis un moment alors deux amies : Amy et Grace vont tenter de la changer pour qu’elle se trouve un mec et par une nuit d’orage il y en a un qui se présente, même si conditions sont particulières. Elle fait la rencontre de Ty, « le Beau Gosse » comme surnommé dans toute la ville, homme très mystérieux et inconnu de tous bien qu’il soit là depuis des mois, sans que personne ne sache qui il est vraiment, et à Lucky Harbor, ville où la vie privée est une notion inexistante, cela va bien faire couler de l’encre lorsqu’on va finir par les voir traîner ensemble…

Voilà une petite romance bien sympathique, après ça reste de la romance, donc on sait dès le départ comment ça va se terminer (même si pendant la lecture parfois on se dit que ça n’est pas possible, ils ne pourront jamais être ensemble tellement ils sont bornés l’un et l’autre) mais ça n’empêche pas d’apprécier cette lecture. De la romance de temps en temps c’est pas mal. Ici, on entre dans un autre type d’histoire, car les personnages sont tels, qu’une romance entre eux paraît vraiment compliquée (plus que les précédentes, la complication étant d’un niveau supérieur je trouve. Difficile de bien expliciter la chose sans commencer à spoiler donc je m’abstiendrais d’en dire plus, il faut lire pour comprendre).

L’histoire était intéressante avec une intrigue qui tient bien la route. J’ai bien adhéré parce qu’on a ici un parfait jeu du chat et de la souris (comme j’aime les appeler) mais c’est bien plus que ça, et on le voit très rapidement. La rencontre, les circonstances, etc. c’est une succession de scènes amusantes qui fait sourire.

On ressent diverses émotions en lisant ce tome, on passe de l’amusement à la tristesse, tout en souriant à certaines scènes qui s’avèrent drôles, touchantes, etc. surtout si l’on se met un temps soit peu à la place des protagonistes et donc que l’on peut ressentir les mêmes sentiments qu’eux. A mesure qu’ils se dévoilent (que ça soit Mallory ou Ty) on comprend mieux leur manière d’agir, le poids du passé qu’ils portent et ça les rend d’autant plus attachant et c’est à ce genre de personnages qu’on a envie de faire parfois des câlins pour les consoler (bon j’avoue je préfère de loin faire un câlin à Ty qu’à Mallory mais en tant qu’amie elle aurait besoin de réconfort aussi).

Mallory est altruiste, elle veut sauver des gens, les aider même s’ils n’en veulent pas et la rejette, c’est son côté « gentille fille » que tout le monde lui attribue et pourtant elle aimerait casser cette image, devenir quelqu’un d’autre pour ne penser qu’à elle et lorsque ça finit par arriver d’une manière ou d’une autre ça peut faire des étincelles, surtout lorsque Ty n’est pas bien loin.

Ty… j’ai beaucoup aimé ce personnage, (comme Mallory d’ailleurs), qui est vraiment mystérieux, il nous cache plein de choses, même si on en entrevoit davantage que Mallory vu qu’on le suit tout autant qu’elle grâce à une narration à la 3e personne. Mais ça n’est pas pour ça qu’on le connaît mieux, qu’on sait comment il va réagir, etc.

Leur relation débute étrangement et pas nécessairement de la meilleure des façons (pour ça que la romance, la vraie, pure et dure paraît vraiment plus compliquée que les 3 précédentes, les soucis ne sont pas les mêmes). Mais dans ce tome, on voit déjà apparaître d’autre chose et on peut se douter fortement sur qui sera la prochaine romance et j’avoue que là, j’ai bien hâte de voir ce que ça donne.

Comme pour les précédents tomes, j’ai beaucoup aimé ce livre, il m’a fait passer un bon moment. J’ai souri, été amusée, le cœur serré parfois en lisant parce que bon je pense qu’ils méritent autant l’un que l’autre d’être heureux., une belle et bonne petite histoire d’amour à la hauteur des précédents, pas grave que ça ne soit plus sur les 3 sœurs, il y a suffisamment de matière à se fixer sur d’autres. (Et sinon petite mention spéciale aux petites phrases d’accroches, concernant Les Accros du Chocolat, je suis tout à fait d’accord avec la plupart).

24/01/2013

Le Grillon : récit d'un enfant pirate de Tristan Koëgel

Quatrième de couverture

Ce matin, Mostéfa a cassé le nez de son meilleur ami. Il a du mal à comprendre les règles de l’institut parfois, Mostéfa ; c’est pas vraiment de sa faute, ça fait pas longtemps qu’il vit sur la terre ferme. Il y a encore deux ans, il habitait loin de Mogadiscio. Il habitait sur l’eau. Son prénom, c’était pas encore Mostéfa, là-bas sur son bateau, on l’appelait le Grillon. Ses jouets, c’étaient des fusils-mitrailleurs et ses amis, c’étaient des pirates. Heureusement il y avait Samatar, pour l’emmener pêcher, lui parler de sa vie d’avant et le tirer des griffes du terrifiant Aakalon lorsque ce dernier trahira l’équipage…

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Didier Jeunesse de m’avoir permis de lire ce livre. J’avoue que je ne connaissais pas du tout la maison d’édition et encore moins l’auteur, mais la 4e de couverture du livre me semblait suffisamment intrigante et intéressante pour que je me lance dans cette lecture. Et j’avoue avoir eu une bonne surprise.

Inutile de faire un résumé de l’histoire, la 4e de couverture est suffisamment explicite pour savoir de quoi il s’agit. En plus le roman est très court donc si on raconte un peu trop, bah on décrit tout ce qui se passe et là, ça ne sert à rien, vous en convenez (il fait 130 pages).

Ecrit à la manière d’un témoignage (bien que ça soit une fiction) cela rend ce livre assez réel et très crédible. On entend parfaitement la voix de cet enfant qui raconte sa vie de l’institut où il se trouve jusqu’à sa vie passée parmi les pirates qui lui ont laissé la vie sauve et emmener sur leur bateau après avoir abordé le bateau où il se trouvait avec ses parents (tués sur place).

Comme je le dis juste au dessus, pendant ma lecture j’avais vraiment la sensation d’entendre sa voix dans ma tête, et cela grâce à l’écriture de l’auteur qui est vraiment superbe, très fluide et agréable à lire. De ce fait, je trouve que ça donne plus de force à ce récit, on y croit et ça le rend quelque part assez triste mais tellement beau. C’est une belle petite histoire qui trace un parcours hors norme avec une fin qui pourra en surprendre plus d’un. J’ai vraiment apprécié cette lecture et en plus elle se lit très bien et très vite.

On se prend rapidement d’affection pour ce garçon qui n’a pas eu une enfance normale mais qui finalement s’en est plutôt bien accommodé et qui se retrouve perturber lorsqu’il doit vivre en communauté, sur la terre ferme avec des enfants de son âge et très peu entouré d’adultes finalement (d’où le fait qu’il ait plus ou moins souvent des soucis). Surnommé par le Grillon, cela finit par prendre tout son sens et on s’amuse également à voir comment il découvre certaines choses du monde, notamment à travers un livre (j’ai beaucoup aimé cette partie là de l’histoire, ça détendait un peu l’atmosphère, apportait un peu de gaité là dedans quand on voyait une menace arriver peu à peu).

Les autres personnages, les pirates sont tout aussi intéressants, notamment Samatar qui m’a bien plu. Il va se révéler assez surprenant et très attachant à sa manière, malgré ce qu’il fait / ce qu’il est (les pirates ne sont pas des enfants de cœur quand même).

En bref, ce livre a été une bonne surprise, un livre qui nous dévoile un récit poignant sur un enfant dont la vie a été atypique, parmi des pirates sur les côtes de l’Afrique. Un roman plein d’émotions avec parfois un côté « doux » et touchant et d’autres réalités bien plus atroces et dures. Un beau livre à livre, sincèrement.

23/01/2013

Visions torrides de Nalini Singh (Psi-Changeling 2)

Quatrième de couverture

Vaughn d'Angelo peut prendre la forme d’un homme ou d’un jaguar. Sa part animale ne peut résister à Faith, cette femme qui possède le rare talent de prédire l’avenir. L’instinct du jaguar lui souffle qu’il doit faire sienne cette femme qu’il trouve si fascinante, et l’homme n’est pas de taille à lutter. Mais, alors que Vaughn a faim de sensations et souhaite satisfaire Faith de toutes les manières possibles, la passion risque de porter le coup de grâce à la santé mentale vacillante de celle-ci. Et d’autres Psis comptent bien utiliser le talent de Faith à leur avantage…

Mon avis

J’avais tellement apprécié le 1er que je n’avais pas envie de faire traîner la lecture de ce second tome, donc dès que j’ai pu je me le suis procurer et le voilà maintenant lu (en deux jours en gros) et franchement, je vais finir par être accro à cette série. C’est une bonne série de romance paranormale et là, on est loin des livres cucul la praline, j’en remercie une fois de plus l’auteur.

J’ai beaucoup aimé cette histoire. Je me suis replongée dans cet univers avec aisance et un certain plaisir et à chaque tome, on découvre une autre facette des Psis, dans le premier c’était une Psi Cardinale qui pouvait ressentir des émotions (alors que le fait d’être Psi éradique cela, grâce au protocole Silence qui a éradiqué toute émotion à ces créatures dont le psychisme est très développé leur permettant d’avoir des facultés particulières et donc des « appellations » différentes). Dans chaque tome on découvre donc ces différents « Psis », ici ce sont les C-Psis (j’explique un peu plus loin brièvement ce que c’est).

Pour ce qui est de l’histoire c’est assez simple, Faith une Psi va finir par demander de l’aide à Sasha, la seule Psi de sa connaissance qui ne soit pas liée par le Conseil. Pour cela elle se rend sur le territoire des DarkRiver où elle va faire la rencontre de Vaughn, l’une des sentinelles du clan qui va avoir un certain attrait pour la jeune femme et qui va bien vouloir tenter de lui faire comprendre, mais une menace pèse sur elle et leur histoire risque d’être un peu plus compliquée que prévu.

La romance est très présente (en même temps, c’est le genre du livre) mais un peu plus que le précédent je trouve. Cependant, ça ne m’a pas dérangé parce qu’elle est vraiment comme je les aime : énervante, longue à venir, avec un jeu du chat et de la souris qui fait plaisir à voir (et frustrant en même temps certes, mais c’est ce qui est meilleur je trouve dans la romance !). Franchement, je me suis amusée de voir ce jeu entre Faith et Vaughn (les répliques, les gestes et comportement sont vraiment géniaux, ça pimente un peu l’histoire et la rend plus attractive et addictive aussi). C’est d’autant plus vrai pour lui dans sa manière de se comporter. On pourrait ne pas y croire parce que quelque part ça ne colle pas avec le personnage (par rapport à la vision qu’on peut avoir de lui dans le 1er tome) et pourtant j’ai trouvé ça bien crédible et amusant de voir le changement dans son comportement.

Faith est une C-Psi, ça veut dire qu’en tant que Psi, elle ne ressent pas d’émotion, elle est froide etc.et le « C » indique qu’elle est Clairvoyante, cela veut dire qu’elle peut voir l’avenir (le don de prescience comme on pourrait l’appeler aussi). De ce fait, elle est fragile, le mental peut facilement se « détériorer » jusqu’à ce que la personne devienne folle à lier et prête pour l’internement. C’est une menace qui pèse sur elle et tout est fait en œuvre pour lui empêcher ça. Considérée comme des personnes importantes, elles sont isolées pour leur éviter de vivre un calvaire, et donc elle a peu de contact avec le genre humain, ce qui forcément peut poser des problèmes et être très amusant à voir lorsque la romance va commencer à s’installer dans le livre. j’ai beaucoup aimé ce personnage, sa « fragilité » qui n’est qu’apparence, son courage et sa volonté de ne pas se détériorer pour pouvoir continuer à vivre la vie comme elle l’entend, même si ça n’est pas toujours évident.

Vaughn est un personnage à première vue antipathique, peu avenant dans le premier tome mais il se découvre pas mal ici (roh le pauvre…) et on voit à quel point on peut se tromper sur son compte. Lorsqu’on apprend à mieux le connaître et de voir pourquoi il agit ainsi, ça semble logique et en même temps, lorsqu’il fait la rencontre de Faith, là on voit une autre facette du personnage qui tend à sourire et amuser (mais dans le bon sens du terme hein !). J’ai bien adhéré à ce personnage et j’avoue que voir ce jaguar courtiser sa belle était assez drôle et c’était bien fait (le gros chieur – passez moi l’expression – qui veut s’imposer quelque part).

Bon il faut avouer que niveau intrigue, c’est un peu plus faible que le tome précédent, il y a des facilités vers la fin qui font que bon…, c’est un peu dommage mais ça n’a pas été trop dérangeant parce que c’est plutôt bien amené, juste un poil trop facile pour que ça soit vraiment crédible et intéressant à soi. Mais c’est de la romance paranormale, donc on l’excusera, la romance est très réussie par contre ! Surtout qu’en plus on a des révélations / rebondissements qui font que ça intrigue énormément et donne surtout envie de lire la suite pour savoir ce qui va se passer et ce à quoi ça va aboutir. Dans l’ensemble, il y a pas mal d’actions, on apprend beaucoup de choses sur l’univers des Changeling et des Psis, donc on ne va pas se plaindre.

En bref, ça a été une très bonne lecture pour moi, parfait pour se détendre et passer un bon moment. Une bonne petite romance sympathique avec quand même une petite intrigue derrière pour que ça soit plus attrayant, des rebondissements et révélations sur la fin qui font qu’on a vraiment envie de lire la suite. Des personnages très attachants ici et j’espère que les prochains le seront tout autant. Donc il ne reste plus qu’à acheter et lire quoi !