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31/05/2011

Juste moi de Laea Sandra Bréard

Quatrième de couverture

L’amour et l’amitié sont les deux maîtres mots du recueil composé par Sandra Bréard. Deux domaines qui, dans l’univers de la poétesse, tendent à se chevaucher, se superposer, perdre les frontières qui les séparent. Une confusion d’où jaillissent des moments inattendus, des frôlements troublants, des instants de tendresse; mais aussi ces pincements douloureux, ces regrets qui s’emparent de vous, ces souvenirs qui ne veulent pas se taire.

Mon avis

Je tiens à remercier Laea Sandra Bréard de m’avoir permis de lire son recueil de poèmes. Il est assez rare que je lise ce genre de livres, comme vous l’avez remarqué, je lis essentiellement des romans, dans le genre Fantastique en particulier. Donc un recueil de poèmes, n’est pas vraiment mon thème de prédilection. Pourtant j’ai accepté de le lire parce que je dois dire que les thèmes abordés étaient intéressants et que c’était toujours bien de lire d’autres choses. Il faut avoir l’esprit ouvert et c’est ainsi que l’on peut faire de belles découvertes. Ici, je dois dire que c’en est une.

Bon, je ne peux pas vraiment raconter ce qui se passe comme il s’agit de poèmes. D’autant que je trouve que la quatrième de couverture retrace vraiment bien le contenu. Ce recueil est composé de 48 poèmes, certains faisaient un à deux pages, jamais plus. Ce sont de brefs moments, des instants relatant soit l’amour, soit l’amitié, quand ça ne touche pas ces deux thèmes en même temps. Les deux étant souvent extrêmement liés (un poème en parle plus particulièrement : « Amitié/amour »).

J’ai beaucoup apprécié ce recueil de poèmes, que je trouve vraiment bien écrit. La plume de Laea Sandra Bréard est vraiment agréable à lire et on se laisse facilement emporter par ça. Même si les thèmes abordés – l’amour et l’amitié – sont des notions positives en général, elle nous montre également leurs côtés sombres… Et je dois dire que l’entrée en matière de ce recueil à de quoi refroidir et à nous rappeler cela. Attention, ça ne gâche en rien le plaisir de lire ces poèmes car c’est écrit de telle manière que ça ne choque pas (référence exclusive au 2e poème qui a de quoi choquer et toucher plus d’une personne : « … ». Oui le titre est « … ») et que ça n’enlève pas la beauté des mots. Après tout, il faut avouer que les poèmes les plus beaux, les plus touchants sont les plus tristes (valables pour tout type d’écrits j’ai envie de dire, quand c’est triste, ça touche davantage de gens et il n’est jamais facile d’émouvoir). L’auteur sait mêler les moments de joies, mais aussi de souffrance, on passe facilement d’un sentiment à l’autre sans que l’on se perde et on voit à quel point, l’amour ou l’amitié, selon les cas, sont des choses importantes et qu’il faut les chérir car c’est très précieux et fragiles en même temps.

Le titre de ce recueil « Juste moi » peut paraître étrange, mais il prend tout son sens lorsque l’on sait qu’il s’agit de poèmes personnels qui font références à des moments de la vie privée de l’auteur. Il s’agit donc d’un recueil de poèmes autobiographique (si l’on peut dire ça ainsi). Lorsque l’on sait ça (je le savais parfaitement avant de commencer ma lecture) on est forcément plus touché par ce qui est écrit, car on sait que ces choses sont vraies, que ce ne sont pas que de simples mots inventés les uns à la suite des autres, mais que ce sont de réelles pensées. L’auteur se dévoile donc énormément dans ce recueil, plus qu’on ne pourrait le croire (dans chaque récit, on retrouve une part de l’auteur c’est indéniable, mais vu qu’ici, c’est autobiographique, il ne peut en être autrement).

Petite précision qui peut avoir son importance : j’aime beaucoup la couverture qui m’évoque des moments passés, qui se sont envolés, le cours du temps se faisant… et elle a été réalisée par l’auteur elle-même. Cela ajoute encore un élément personnel à ce livre. Je trouve ça assez sympa.

Sorcière de Marie Brennan (Les Deux Soeurs 2)

Quatrième de couverture

Mirei est devenue la magicienne la plus puissante qui soit. Mais elle représente aussi une menace phénoménale à l'ordre établi, et les sorcières ne reculeront devant rien pour arrêter cette abomination. Mirei devra lutter seule si elle veut survivre.
Les extraordinaires talents de Mirei en font maintenant la magicienne la plus puissante qui soit. Pour certains, elle est un miracle vivant ; pour d'autres, une abomination et l'incarnation du Mal... et ils ont fait voeu de détruire tous ceux qui la soutiennent.
Les sorcières des deux camps s'engagent dans une guerre sanglante, sans merci, et pour la gagner elles recourent sans hésiter à la magie, la traîtrise, le meurtre. Mais il se pourrait que ces adversaires s'affrontent pour rien. Car le pouvoir que redoutent les sorcières rebelles, cette magie ultime qui n'appartient qu'à Mirei, ce don est aussi son arrêt de mort.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Eclipse pour m’avoir permis de lire ce livre, qui je dois dire est vraiment très bon et clôture parfaitement ce diptyque.

Je dois dire que c’est assez agréable d’avoir pour une fois une histoire qui se termine vite, sans avoir besoin d’attendre des années pour avoir le fin mot, deux tomes c’est peu. En général, de telles histoires en fantasy, on en a pour au moins 3 livres, voire plus de nos jours. Donc ça change de n’avoir que deux tomes pour raconter cette histoire… et quelle histoire !

L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire, c’est très fluide et l’histoire se déroule assez clairement. Même si on change souvent de points de vue (on en a beaucoup plus que dans le 1er tome, qui était exclusivement composé du point de vue de Mirage et Miryo), on ne se perd pas et on voit bien les enjeux, ce qui se prépare – du moins en partie – et les problèmes à venir.

Le livre est divisé en deux parties, et on voit bien cela (hormis que ce soit indiqué) car la 2e partie se passe plusieurs mois après la précédente. La première partie nous montre Mirei à la Chute de l’Etoile, mais elle reçoit une Cousine qui l’informe que Satomi, la Prime du Néant, veut la voir. Cette dernière va lui annoncer que Shimi, Prime de l’Air a quitté la Chute de l’Etoile, et cela en raison de ses convictions, de la présence de Mirei… Car en effet, Mirei, à la fois Miryo et Mirage, une Sorcière et une Chasseuse, représente un pouvoir immense, mais également inconnu. Elle est pour beaucoup une menace, une abomination qu’il faut détruire. Certaines Sorcières au sein de leur organisation ne voient pas d’un bon œil son existence et le font savoir, laissant la Chute de l’Etoile dans l’embarras et dans une situation critique. Afin de protéger les sosies restées en vie, Mirei décide de partir au Feu d’Argent pour les récupérer et aviser ensuite ce qu’il convient de faire pour protéger ces jeunes filles. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, créant un désordre bien plus grand qu’on n’aurait pu le croire et la rébellion se forme de l’autre côté avec en tête Shimi…

Je n’en dirais pas plus sur l’histoire, sans quoi il n’y aurait plus d’intérêt de lire ce livre alors qu’il est vraiment super et qu’il clôt assez bien la série. Je dois avouer que certaines choses manquaient (comme le rôle d’Eykio ou encore Eclipse, trop peu présent), mais en même temps, dans ce tome, on ne pouvait pas forcément en parler, Mirei étant la plus importante, ainsi que les membres de la Chute des Etoiles. Après tout, si ce tome s’appelle Sorcière ce n’est pas pour rien, car nous sommes plongés directement au cœur de leur communauté alors que le 1er était effectivement davantage basé sur les Chasseurs. On en apprend beaucoup sur elle, sur le désir de changements, d’un renouveau dans leur pratique et cela en raison de la nouvelle nature de Mirei. Après tout, elle est la seule à être à la fois Sorcière et Chasseuse, tous les éléments (les 4 éléments) et le néant (chose qu’il manque aux sorcières).

Au fur et à mesure de ma lecture, je dois avouer que je me demandais comment ça allait finir. Alors qu’on pense que tout va s’arranger, que ça va bien se passer, des évènements viennent tout perturber, empirant toujours un peu plus la situation qui est déjà critique. De nombreuses trahisons sont à prévoir, de nombreux problèmes sont également en vue et jusqu’aux derniers chapitres on se demande si cela va prendre fin et si enfin les personnages vont pouvoir souffler et dire que tout est terminé et que ça s’est bien passé… A ce niveau là… comme dans tous les livres, il y a sa part de tristesse et d’injustice, sans quoi l’histoire n’aurait aucun intérêt si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le but d’un récit étant de raconter des évènements marquant, des troubles… Il faut juste voir comment ça va s’arranger…

Mirei a un grand pouvoir entre ses mains, seulement elle n’en connait pas toute la portée et elle va se rendre compte que tout a un prix et qu’un jour, il faut le payer. Même si elle est Mirei, Sorcière et Chasseuse, parfois une partie de sa personnalité prend le dessus, mais pas toujours, elle intègre bien sa nouvelle nature. Dans ce tome, on découvre davantage Satomi, personnage très intéressant dans le 1er, mais ô combien important ici, tout comme la communauté des Sorcières. Satomi dirige tout, doit prendre des décisions difficiles et essayer de faire face à la rébellion de Shimi et d’autres personnes encore. On aperçoit de nouveaux personnages et certains plus en profondeurs et on voit bien les tensions dans ce livre, chaque mot est mesuré, chaque chose à son importance.

J’ai beaucoup aimé ce tome, on allait d’action en action, de problèmes en problèmes et un moment on se demande si ça va finir et enfin se régler. La seule chose que je regrette, c’est qu’on n’a pas eu l’histoire du point de vue d’Eykio alors qu’elle a son importance et qu’on aurait pu découvrir plus de choses… mais l’auteure se rattrape néanmoins sur la fin, donc ce n’est pas trop gênant. L’autre élément qui pourrait être dérangeant, c’est la fin, peut-être un peu trop rapide et « facile » sur certains aspects, mais ça ne m’a pas « choqué ». J’imaginais quelque chose d’un peu différent, mais cette fin là est quand même convenable et sur une fin ouverte car certains points ne sont pas dévoilés ici, laissant l’auteur le choix de poursuivre ou non sa série (mais je ne pense pas que ça se fasse).

En somme, je trouve que c’est un très bon diptyque, l’auteur sait nous tenir en haleine, on a envie de savoir ce qui va se passer, et au fur et à mesure, on s’inquiète énormément pour nos personnages car on voit leur avenir se réduire à peau de chagrin. Jusqu’aux dernières pages, on est toujours dans l’incertitude jusqu’à ce qu’enfin tout s’éclaire. C’est un bon roman de fantasy, qui mêle l’aventure, la magie, des personnages très intéressants. C’est un diptyque que je conseille fortement !

27/05/2011

Un Autre de Christophe Nicolas

Quatrième de couverture

"Au milieu de la nuit, deux hommes débarquent chez Sam et le jettent sur la banquette arrière d'une voiture, un sac de toile sur la tête, le canon d'un revolver contre la tempe. Samuel Marx a accumulé les dettes depuis son divorce, et l'ardoise a été rachetée par un dangereux mafieux. Mais Sam réussit à s'enfuir en volant la voiture du caïd, et sa cavale le mène dans un village où débute l'étrange méprise... Pourquoi le pompiste l'appelle-t-il Vince ? Et pourquoi cette jeune femme l'accueille-t-elle chez elle et l'embrasse en croyant étreindre son mari ?"
Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les Editions du Riez pour m’avoir permis de lire ce livre. Je dois avouer qu’avec une telle couverture, je ne l’aurais pas forcément pris. Il faut avouer qu’elle est assez étrange, mais après avoir lu le livre, je comprends le choix de cette couverture, pas si mal en fin de compte. Ça a été une bonne surprise, j’ai vraiment apprécié ce livre.

L’histoire peut paraître banale, mais elle se révèle bien plus complexe qu’elle n’en a l’air. Sam a été enlevé au beau milieu de la nuit, il se demande pourquoi on se séquestre de la sorte, jusqu’à ce qu’il se rappelle ses dettes envers le boss de la mafia : Joseph Bosso dit Le Pendu. Il parvient pourtant à échapper et se retrouve dans un village où il fait la rencontre d’un pompiste qui l’appelle Vince… et où un policier municipal, Frank, le reconnait également comme tel… Sam ne comprend pas ce qu’il lui arrive, tout le monde semble le reconnaître comme étant Vincent Favale, même Ana, qui se trouve être sa femme. Ainsi une quête de vérité commence… Mais d’autres évènements viennent perturber cela, l’entraînant dans une grande affaire de meurtre dont il semble tout ignorer…

L’histoire est vraiment bien menée et l’auteur nous fait tenir en haleine. C’est un peu une course contre la montre car plus ça va, plus les ennuis arrivent et s’aggravent pour Sam, qui doit échapper à ses ravisseurs. Par ailleurs, le fait que ça se passe en trois jours, (donc trois parties à l’histoire), va dans ce sens, tout est très rapide. On a tout le temps, envie de savoir et de comprendre ce qui arrive à Sam. Et l’auteur semble prendre un malin plaisir à nous faire languir car ce n’est vraiment que dans les dernières pages que l’on a le fin mot de l’histoire… On ne se doute pas vraiment de ce qui se passe, jusqu’à ce que certains éléments arrivent et nous mettent le doute. On ne nous dit pas tout, tout de suite, si bien que lorsqu’on nous donne une petite information, cela prend tout son sens et on se demande ce qui est vrai ou faux dans cette histoire. Au fur et à mesure, on se demande si Sam n’est pas devenu fou et qu’il s’est perdu quelque part, mais c’est bien plus complexe que ça, complexe ? Pas nécessairement, mais la réponse n’est pas forcément des plus évidentes, on ne s’attend pas forcément à ça.

La narration est à la 3e personne, ce qui nous permet de voir différents point de vue en même temps. On a tout d’abord celui de Sam, qui est séquestré dans un placard… mais il parvient à s’échapper et vole la voiture du boss. On a de l’autre côté, Joseph Bosso, qui se rend compte de ce qui s’est passé et qui demande à ses hommes (Mario et Paul) de partir le chercher (qu’on verra beaucoup plus souvent par la suite). On a également le flic : Frank, qui veut tout faire pour prendre la place de Vince, afin d’avoir Ana (la femme de Vince) pour lui tout seul et malgré lui, il va se retrouver dans une drôle d’affaire… En parallèle, on nous informe d’un meurtre, de la torture sur une jeune femme et un inspecteur, Kolowsky, est chargé de l’enquête. Tout semble dispersé, on se demande pourquoi on nous parle de tout ça, jusqu’à ce que les pièces du puzzle se mettent petit à petit en place et que tout prenne son sens. On a énormément de protagonistes en même temps, on suit peu à peu l’enquête des inspecteurs, mais également celle de Sam, pour découvrir la raison pour laquelle tout le monde croit qu’il est Vince.

Sam est un personnage assez mystérieux, on croit tout connaître de lui et pourtant on en apprend à chaque fois un peu plus, notamment parce que tout le monde pense qu’il est Vince, alors il essaye de reconstituer la vie de cet homme pour comprendre ce qui a pu se passer… Quelques retournements de situations sont à prévoir et je dois dire que j’ai été surprise par certains, je ne m’attendais pas à ça.

C’est assez étrange de suivre un tel personnage car il ne sait plus qui il est et doute de plus en plus, jusqu’à penser qu’il est schizophrène (et les passages où il dialogue avec lui même… le laisse fortement penser). Peu à peu, dans sa propre enquête, mais également celle de l’inspecteur, on commence à voir l’histoire dans son ensemble et à remettre des éléments en place. Cela nous permettant de voir toute l’horreur de la situation, sans que lui-même sache vraiment ce qui se passe, alors qu’il y semble mêlé. Les personnages dans l’ensemble sont tous bien décrits et on voit que personne n’est ni bon ni mauvais, mais un mélange des deux. car même ceux qui sont du côté des « gentils » une part de noirceur est présente, de même pour l’autre côté. Ainsi, cela rend plus crédible les personnages et je les ai tous appréciés, tous autant qu’ils étaient.

Ce thriller est vraiment un bon livre, l’auteur tarde à nous révéler la solution de l’énigme, si bien que cela rend ce livre accrocheur. Il y a des passages horribles, assez glauques mais ça rend ce livre plus poignant et intéressant (surtout dans le genre). J’ai beaucoup aimé cette histoire et il aurait été dommage de passer à côté, en dépit de cette couverture étrange mais que l’on comprend en lisant le livre…

26/05/2011

La muse égarée de Brian Stableford

Quatrième de couverture

Il y en a, sur Mnémosyne, qui pensent que vous êtes un magicien, Axel... Il y en a qui pensent que vous êtes le Diable en personne. Dans des moments comme celui-ci, je les croirais presque.

Nous sommes dans un empire romain qui dure depuis deux mille ans et dont le fondateur est un César qui n'aurait pas péri sous les coups de Brutus. Sur l'île Mnémosyne, une petite colonie d'artistes qui vit au côté des marins et des pêcheurs attend avec impatience l'arrivée estivale de ses mécènes en villégiature.

Chacune des trois nouvelles de La Muse égarée met en scène un art différent. Dans L'Exposition secrète, c'est la peinture qui est à l'œuvre, et l'inquiétant pouvoir des portraits qui se mettent à vivre...
L'Incube de la Rose met en scène la musique et le duo amoureux d'une harpe et d'une flûte. Les Bras de Morphée voit son narrateur basculer dans le monde de la folie et du rêve, car l'art dont il est question est le morphéomorphisme qui accorde aux amantes du dieu Morphée le pouvoir de diriger les rêves. Mais ce présent a un prix et attire les magiciens avides de pouvoir...

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rivière Blanche de m’avoir permis de lire ce recueil vraiment magnifique, sans quoi je serais passée à côté d’une lecture fort agréable.

Ce recueil est compose de trios nouvelles qui ne sont pas du tout de même taille, en effet, autant les deux premières font une vingtaine de pages, la dernière prend quasiment l’intégralité du recueil. Les nouvelles sont racontées du point de vue d’Axel Rathenius.

L’Exposition secrète met en avant la peinture, où l’arrivée d’un peintre : Claudius Jaseph, possible rival d’Axel Rathenius, peintre lui-même. Trois jeunes filles sont décédées et peu à peu le mystère se fait sur leur mort, accusant le peintre Jaseph d’y être pour quelque chose… mais il faut voir de quelle manière… Suite à cela, le peintre et Axel vont entrer plus ou moins en compétition en produisant le tableau d’une jeune fille, Lady Dian, la jeune sœur de l’une des filles défuntes… Cela nous amenant petit à petit à comprendre ce qui a bien pu se passer dans cette étrange affaire.

L'Incube de la Rose met en avant l’art musical. Axel nous raconte l’histoire d’un homme : Conrad Othman qui va écrire une partition, mettant en scène une harpe et une flûte, la harpe étant jouée par Dorothéa Rosa, la meilleure harpiste qui soit. Mais cette femme préfère jouer en solo, jusqu’à ce que Conrad lui présente sa partition. Le rendu est magnifique, mais cela crée quelque chose entre les deux musiciens, et Conrad est prêt à tout pour conquérir Dorothéa, mais les évènements, ne se passent pas forcément comme prévu…

Les Bras de Morphée commence par une petite réunion en compagnie d’Axel, Hécate et d’autres notables que l’on a rencontré dans les précédentes nouvelles et un débat est lancé : à savoir quel est l’art le plus pur. Chaque protagoniste expose son avis jusqu’à ce qu’Axel parle du morphéomorphisme, (le pouvoir de diriger les rêves). Puis quelques temps après, un nouveau garde pour le phare arrive : Phelim Kracy et sa sœur Candida Kracy. Tâche des plus importantes et aussi « maudite » en raison d’un naufrage qui eut lieu une centaine d’années auparavant : celui du Haemon Redondo. Ce naufrage semble être sur les lèvres de chacun et semblerait être au cœur d’un mystère dont le peintre Axel Rathenius veut découvrir le secret…

J’ai beaucoup aimé ce recueil. Les 3 nouvelles sont toutes différentes les unes que les autres et je ne saurai dire quelle a été ma préférée. J’ai trouvé les 2 premières nouvelles très intéressantes. La première nouvelle : L’Exposition secrète, m’a fait penser à l’œuvre d’Oscar Wilde : Le Portrait de Dorian Gray (et la traductrice qui a écrit la préface y fait également référence, en citant uniquement le nom de l’auteur). J’ai trouvé qu’elle était très bien menée et il faut voir jusqu’où l’homme peut aller, pour le pouvoir (quel qu’il soit) et on le retrouve dans L'Incube de la Rose, même si le pouvoir n’est pas le même…

La dernière n’est pas comparable aux autres car au vu de sa longueur ; il s’agit plutôt d’une novella voire d’un roman et ainsi l’histoire est beaucoup plus développée et on s’interroge sans cesse sur le but de cette histoire. On se demande où l’auteur veut en venir, ce qu’il veut nous faire comprendre et franchement, je ne m’attendais pas à cela. Alors qu’on pense que tout est terminé, il parvient dans les derniers chapitres à tout remettre en cause et à nous révéler des choses que l’on n’aurait pas nécessairement soupçonnées. En effet, même si on est du point de vue d’Axel (1ere personne pour la narration), il ne nous dit pas tout, on ne voit pas tout le cours de ses penser.

Le personnage d’Axel Rathenius est très intéressant, peintre réputé, qui reste pourtant sur son île, sans se faire voir, notamment lors des expositions de ses propres toiles dans les cabinets de curiosité ou « galeries ». Cela fait un mystère sur sa personne et les rumeurs sont nombreuses également, dont une qui lui accroche à la peau : celle d’être un grand séducteur… Beaucoup de modèles auraient été ses amantes mais dans les 3 nouvelles, on ne voit pas cet aspect de sa personnalité, ça reste une rumeur que personne n’ignore et il en est parfaitement conscient. Le fait de l’avoir en tant que narrateur, cela nous permet de voir un autre aspect de sa personnalité, peut-être la plus vraie et on n’a pas l’impression d’avoir affaire à un libertin ou quelqu’un de frivole, non bien au contraire, il est intelligent, sait ce qu’il vaut (notamment dans la 1ere nouvelle quand un nouveau peintre arrive). Je l’ai trouvé très intéressant et on en apprend plus sur sa manière d’être dans la 3e nouvelle, comme elle est plus longue et qu’il cherche à comprendre ce qui se passe. On n’a plus affaire à un peintre, mais comme à un enquêteur… Dans la 2e nouvelle, il racontait davantage la vie d’un homme, dont il s’est retrouvé mêlée, plutôt qu’un épisode de sa propre vie (ce qui était davantage le cas dans la 1ere nouvelle).

L’autre personnage important est Hécate Rains, mais je pensais qu’elle serait davantage présente. Elle est un modèle d’Axel, mais également son ami. Dans la 1ere nouvelle, on les voit tous les deux en train de boire et de raconter l’arrivée de personnes, notamment de ce nouveau peintre dont Axel n’a jamais vu les œuvres… Elle est importante dans la vie d’Axel, on le perçoit et pourtant, par moment elle s’efface, elle est mystérieuse et on ne saisit pas bien qui elle est, ce qui fait un peu son charme. D’autres personnages reviennent dans les trois nouvelles, (vu que ça se passe à Mnémosyne, il est normal de retrouver les mêmes notables).

L’auteur parvient à nous emmener dans son propre monde avec une facilité déconcertante. J’aurai beaucoup aimé voir les peintures de Claudius Jaseph ou encore la musique de Conrad Othman car telle qu’on nous les décrit, cela doit être magnifique, envoûtant et je suis bien curieuse de voir ce que ça aurait pu donner pour en donner plus d’intensité. Mais il ne faut pas croire, les mots de l’auteur parvienne parfaitement à nous faire ressentir cela, à nous emporter dans le côté surnaturel de ces deux arts. Il mélange les arts, mais aussi la philosophie, car une véritable réflexion peut se faire, notamment avec la 3e nouvelle, mais dans l’ensemble, cela nous montre jusqu’où l’homme est capable d’aller afin de posséder quelque chose, quelque soit sa forme.

L’écriture de l’auteur est vraiment magnifique, poétique et on lit avec un certain plaisir ces nouvelles. Le titre du recueil est La muse égarée, dans un premier temps, je pensais qu’il s’agissait de celui d’une des nouvelles, mais il n’en est rien. Je trouve que le titre est bien trouvé, car dans chacun des textes, il est question de muse, quelque soit sa forme et son importance. Je trouve que c’est assez poétique et ça correspond bien à ce recueil.

En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce recueil, bien que surprise par la place que prenait la dernière nouvelle par rapport aux autres, cela ne m’a pas dérangé, je les ai toute appréciées à leur juste valeur. En général, les nouvelles ne sont jamais des textes très longs, alors ça peut être frustrant de ne pas avoir plus de détails, mais ici, je trouve que l’auteur s’en sort très bien et que les textes se suffisent à eux même. Et la dernière nouvelle, nous permet de faire durer le moment, de nous perdre également pour mieux nous surprendre afin de voir l’ampleur de toute cette histoire.

22/05/2011

Ne dîtes pas à ma mère que je suis voyante, elle me croit libraire à Vancouver d'Eileen Cook

Quatrième de couverture

Quand Doug la quitte après six ans de vie commune, Sophie, libraire à Vancouver, est prête à tout pour le récupérer. C’est pourquoi, lorsqu’elle apprend que sa nouvelle petite amie, la pulpeuse Melanie, s’intéresse au paranormal, elle a une idée aussi folle que diabolique : proposer à sa rivale une fausse consultation de voyance, destinée à faire rompre les tourtereaux. Mais rien ne va se passer comme prévu, car Sophie se retrouve vite dépassée par le succès inattendu de ses nouveaux talents…

Mon avis

Je tiens à remercier Nyx Shadow (on va utiliser le pseudo de son blog ^^) de m’avoir fait découvrir ce livre, sans quoi je serai passée à côté d’une petite merveille. Je ne suis pas spécialement une adepte de la chick-lit, mais je dois dire qu’un livre comme ça de temps en temps, ce n’est pas de refus.

Sophie est désespérée, l’homme avec qui elle partageait sa vie, Doug, depuis 6 ans, l’a quittée. Mais elle tente le tout pour le tout pour le récupérer, jusqu’à aller à la laverie pour lui piquer quelques affaires (moment mémorable quand même...). Elle apprend plus tard que Doug sort avec une autre femme Melanie, amatrice du paranormal. Elle va ainsi requérir l’aide de Nick, rencontré plus tôt à la laverie, puis à la librairie où elle travaille, pour devenir une vraie voyante. Mais évidemment, son plan ne va pas se dérouler aussi bien que prévu… les choses risquent de se finir mal… ou pas comme on pourrait le penser…

J’ai passé un agréable moment en lisant ce livre et après la lecture du tome 2 d’Imriel, c’était tout à fait le genre de livre qu’il me fallait. Quel genre exactement ? Un livre léger, drôle, sans prise de tête tout en le dévorant car on a hâte de connaître la suite ! Je trouve que l’histoire est bien menée, pas compliquée certes, et on peut s’attendre à certaines choses, mais je dois dire que j’ai quand même été surprise sur certains points et c’est toujours une bonne chose. Plus ça va, plus Sophie se met dans une situation périlleuse où il est de plus en plus difficile pour elle de s’en sortir. Son mensonge prenant de plus en plus d’ampleur et impliquant de plus en plus de monde, jusqu’à impliquer des personnes qu’il ne faudrait pas. Ainsi, on se retrouve dans des situations cocasses, très drôle et en se demandant comme elle va faire pour s’en sortir, par quelle pirouette elle va se sortir de là. Je dois admettre que je m’attendais à une solution, mais surprise dans la manière de faire… Pas claire, oui je sais, mais il faut lire le livre pour comprendre, je ne vais certainement pas tout vous dire ici ! Sinon ça n’aurait aucun intérêt, le but étant de vous faire découvrir ce livre et non pas de tout vous raconter. Ensuite, l’écriture de l’auteur est très agréable à lire et la narration (1ere personne) est légère et nous permet de bien voir le caractère de Sophie.

Sophie est vraiment désespérée, il faut voir le 1er chapitre pour bien se rendre compte dans quel état d’esprit elle se trouve. Elle est un peu perdue après toutes ces années passées avec lui, alors qu’elle l’aime encore… Elle est entière, sympathique et on peut comprendre pourquoi elle fait ça, même si quelque part c’est mal (mais bon au moins ça fait une belle histoire à raconter !). Par moment on pourrait la prendre pour une dingue avec ce qu’elle fait, elle ne se rend pas compte que parfois c’est exagéré… Même sa meilleure amie Jane ne cesse de la raisonner et de lui faire comprendre des choses, mais ça ne rentre pas toujours dans l’esprit de Sophie. Jane est la voix de la raison qui manque chez Sophie, mais elle ne l’écoute pas toujours ou ne comprend pas ce qu’elle veut lui dire (ou fait semblant de ne pas comprendre).

Doug… on ne le voit pas tellement dans ce livre, il est souvent absent (d’où le problème de Sophie ^^), mais avec le portrait dressé par Sophie et même son amie Jane, bah sérieusement, je me demandais parfois pourquoi elle luttait tellement pour qu’il lui revienne… Six ans de vie commune doivent peut-être expliquer cela mais après… Nick est un gars à part, mais attachant aussi. Il aide de bonne grâce Sophie, même si c’est contraire à ses principes et convictions (je n’en dirais pas plus à ce sujet, je vous laisse le découvrir).

Quoi qu’il en soit, ce livre avec un titre à rallonge mais amusant ! (ça prête à sourire en tout cas !) est vraiment super. Il faut aimer le genre, ne pas prendre ça au sérieux et pour ce que c’est. C’est un bon livre, parfait pour la détente avec lequel on passe un excellent moment. On rigole bien de la situation, on se demande comment elle va s’en sortir… Bref un vrai régal que je ne peux que conseiller !

20/05/2011

L'Héritier de Kushiel de Jacqueline Carey (Imriel 1)

Quatrième de couverture

Imriel est le fils adoptif de Phèdre, l'Élue de Kushiel. Enlevé, torturé et réduit en esclavage lorsqu'il n'était qu'un enfant, Imriel est aujourd'hui prince du sang. À la Cour où se trament mille conspirations, nombreux sont ceux qui souhaitent sa mort – de peur qu'il n'ait hérité des dons maléfiques de sa véritable mère, Melisande. Alors qu'il approche de l'âge d'homme et que s'éveillent en lui des désirs de plus en plus vifs, Imriel en vient à partager leurs craintes et se trouve piégé au cœur d'une trame de meurtres et de manipulations où il devra faire face au plus grand des défis : découvrir sa véritable nature.

Mon avis

Alors, sachant que ce livre fait partie de la série Kushiel et que beaucoup de gens n'ignorent pas que j'en suis totalement fan (il n'existe pas de mots assez fort quant à ma relation avec ce livre tout de même ^^), je vais essayer de ne pas faire un roman pour donner mon avis dessus. Je vais essayer d'être brève (personnellement, je ne sais pas si je vais y parvenir... alors veuillez m'excuser du futur roman que vous allez devoir lire ici...)

Je tiens avant tout à signaler que si vous n'avez pas lu Kushiel, il vaudrait mieux faire l'impasse de lire mon avis sinon il risque d'y avoir des passages spoilés que l'on découvre dans cette précédente trilogie. Au moins, je vous aurai prévenu.

Alors pour commencer je tiens à signaler que j'ai battu mon propre record pour lire ce livre (La Marque, tome 1 trilogie Kushiel, j'avais mis 4 jours pour le lire alors qu'il fait plus de 780 pages... L'héritage de Kushiel en a exactement 786 et je n'en ai mis que 3... Non je ne suis pas folle de me coucher à 6h du matin pour le lire...).

Inutile de dire que ça a été un réel bonheur que de me replonger dans cette série et de me retrouver de nouveau en Terre d'Ange. J'adore tellement cet univers que de m'y replonger après tout ce temps (dernier livre lu étant octobre 2009). L'écriture est toujours aussi agréable à lire et je dois dire que de passer d'une narration féminine à une narration masculine, ne m'a pas plus dérangé que ça. Je trouve qu'elle le fait toujours autant avec brio. On y découvre donc Imriel, âgé de 14 ans au début du livre, nous racontant ce qui s'est passé rapidement après les événements à Darsanga qui le hante (en même temps, vu ce qu'il a subi c'est normal). On voit que ce passage de sa vie l'a traumatisé et qu'il a du mal à en parler, même quand c'est dans le récit (par ailleurs, inutile de répéter, ayant lu le 3e tome de Kushiel, on sait à peu près). Cet événement est gravé dans sa mémoire et le suit et poursuit tout le long de ce livre. Dès le départ, alors qu'il est en sorti en compagnie de ses parents adoptifs, une lettre leur parvient et annonce une terrible nouvelle (je ne vous dirais pas laquelle, sinon ce n'est pas drôle). Imriel cherche à se reconstruire et vivre sa vie autant que possible, mais une « ombre » plane sur lui, sa filiation avec Kushiel.

Certains désirs le perturbent car il ne veut pas être ce genre de personne, pas être comme ça mère. Il m'est impossible de faire une description générale de l'histoire parce qu'il se passe trop de choses pour le dire, mais comme le dit le synopsis, on essaye d'attenter à sa vie et lorsqu'Imriel part pour l'université à Tibérium, cela continue, même s'il n'en a pas toujours conscience (du moins au début). Il va chercher des explications concernant les étranges facultés qu'Anafiel Delaunay a transmises à Phèdre qu'elle a également transmises à Imriel. Il retrouve son ami Eamonn, fils de Grainne et Quintilius Rousse (enceinte de lui dans le tome 2 de Kushiel) où il va apprendre la philosophie. Il va faire la rencontre de diverses personnes, comme Lucius et bien plus tard de sa sœur Claudia (femme sur la couverture) qui est des plus mystérieuses et qui va lui révéler certaines choses (notamment sur les facultés d'espionnage d'Anafiel) et bien plus encore.

Les événements s'enchaînent toujours aussi bien, on n'a pas le temps de s'ennuyer même s'il se passe parfois moins de choses que dans Kushiel parce qu'Imriel est à Montrève ou dans la ville d'Elua, toujours sous protection. Pendant une bonne partie du livre, jusqu'à ce qu'il aille à Tibérium, l'essentiel de l'histoire est centré sur sa quête d'identité, ses peurs concernant ses désirs (causé par son lignage avec Kushiel). Mais cela n'empêche pas que l'histoire est intéressante et prenante. Il faut la rencontre de sa famille (Sharizai) qui est loin d'être comme sa mère (sauf sur un certain point). Une fois à l'université, tout s'enchaîne encore plus vite et la fin est une apothéose (mais je ne vous dis pas ce qu'il va se passer, sinon ce n'est pas drôle, je vous laisse découvrir ça). Imriel est sans cesse confronté à ses démons mais fait tout pour s'élever et vivre. Il grandit pendant cet éloignement (de Montrève) et Phèdre ne le voit parfaitement. Si bien que la fin n'aurait pas pu être autrement. Mais ce qui est certain, c'est que Jacqueline Carey nous offre là une très bonne intrigue et que j'ai vraiment hâte de découvrir la suite parce que ça promet vraiment quand on voit ce qu'elle a installé dans ce 1er tome.

Je suis désolée pour la longueur, il y a beaucoup de choses que j'ai passé sous silence (je ne vais pas vous raconter l'histoire et dévoiler des éléments clés non plus, mais ce n'est vraiment pas rendre justice à ce livre, en mettant un avis si court ^^).

17/05/2011

Le Déchronologue de Stéphane Beauverger

Quatrième de couverture

« Je suis le capitaine Henri Villon, et je mourrai bientôt. Non, ne ricanez pas en lisant cette sentencieuse présentation. N’est-ce pas l’ultime privilège d’un condamné d’annoncer son trépas comme il l’entend ? C’est mon droit. Et si vous ne me l’accordez pas, alors disons que je le prends ».
Ainsi débute le récit du capitaine Villon. Il lutte avec son équipage de pirates pour préserver sa liberté dans un monde déchiré par d’impitoyables perturbations temporelles. Son arme : le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier les édition Gallimard (Folio) de m’avoir permis de lire ce livre, même si ça n’a pas été un coup de cœur, loin de là.

Dès le début (prologue on pourrait dire) on nous plonge dans l’univers. La narration étant à la 1ere personne du singulier, on est dans le personnage d’Henri Villon, capitaine du navire Déchronologue (d’où le titre du livre). Le capitaine commence ainsi son récit (voir les 1ere ligne de la quatrième de couverture) et nous explique entre autre ce qui va suivre dans le livre. Il va nous raconter ce qui s’est passé, juste avant de sombrer avec son bateau (comme tout capitaine qui se doit, d’après ce qu’on dit…).

Il est assez difficile de raconter l’histoire étant donné les circonstances (je l’explique ensuite pourquoi), mais en tout cas, pour ce qui est de l’intrigue principale, le capitaine Henri Villon et son Déchronologue a une mission particulière, que l’on finit découvrir petit à petit.

La quatrième de couverture m’avait intrigué, alors je me suis lancée. Les premières pages ont été lues assez rapidement, cela plantant le décor, et ça m’intriguait encore plus. En même temps, on sait que le Capitaine Villon va bientôt mourir et ça nous donne envie de savoir comment il a pu en arriver là. Malheureusement, j’ai vite déchanté et je me suis rendue compte assez rapidement que ce n’était pas écrit de manière chronologique. Bon, ça aurait pu ne pas poser de problèmes, vu que les dates sont inscrites sous chaque titre des chapitres (qui ne sont donc pas dans l’ordre chronologique, puisque l’on passe du chapitre I au chapitre XVI), mais moi, ça m’a dérangé. Cela aurait pu être une bonne idée, et étant donné la nature du bateau, cela aurait pu paraître normal. Sauf que ça n’a rien à voir avec la capacité du bateau. Par ailleurs, je trouve que c’est fait de manière maladroite et l’auteur perd son lecteur. Il n’y a pas vraiment de lien pour comprendre l’histoire. Le seul, c’est le capitaine (vu qu’il est le narrateur), mais il est parfois difficile de voir le vrai enjeu de ce livre.

De plus, on n’a pas de vraie transition pour passer d’un chapitre à l’autre. Cela fait penser à un carnet de bord que l’on a reconstitué, sans se soucier de la chronologie, du coup cela donne au récit un aspect assez décousue et déroutant. Et je dois dire que c’est aspect – original, je dois le reconnaitre – ne m’a pas plu. Les trois quart du temps, j’avais l’impression d’être perdue, parce qu’on nous présente des situations, mais qu’on sait comment on en est arrivé là que 100 pages plus loin. Même avec la meilleure volonté du monde, j’ai eu beaucoup de mal à me remettre tout en place. Ça m’a ennuyé plutôt qu’autre chose et rendu ma lecture très difficile. Après c’est peut-être moi qui ait un problème car ce livre a tout de même remporté un prix, c’est qu’il a plu à d’autres gens, mais ce n’est pas mon cas. La lecture a été assez pénible par moment et je n’avais pas vraiment envie de le lire… ce qui est assez mauvais signe quand même…

On ne s’accroche pas vraiment aux personnages, hormis le capitaine Villon et encore, je trouve que la manière dont est racontée l’histoire est très détachée alors que c’est écrit à la première personne. Je n’ai aucun sentiment particulier envers ce personnage, il raconte son histoire mais on a dû mal à y adhérer. Par ailleurs, les personnages secondaires, assez nombreux, passent un peu à la trappe puisque en raison du manque de chronologie, on voit des personnages, on les perd de vue, avant de les retrouver, etc. et par moment je me demandais qui était qui exactement. Ce ne sont que des noms finalement et ne représentent rien de plus.

Je trouve que ce détachement assez étrange et bizarre ne permet pas de rentrer pleinement dans l’histoire. En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais vraiment à voyager dans le temps et à voir la mission de Villon, hors on ne voit cet aspect là que dans le début de la première partie du livre et après, on n’en a plus, on ne cesse de le suivre dans ses péripéties et à essayer de comprendre en même temps comment il a pu en arriver là. Ce n’est qu’après la 400e page (donc 150 pages avant la fin) que l’on voit comment Le Déchronologue est né et encore, je trouve ça assez flou quand même… Je trouve que c’est trop long, on aurait dû le savoir bien avant, après tout, ce bateau est sensé être au centre de l’intrigue (il donne le titre du livre), mais on n’en prend conscience que vers la fin du livre. L’histoire des maravillas était bien trouvée, c’est au cœur de l’histoire, mais je trouve que ce n’est pas assez expliqué et exploité. On ne nous dit pas clairement ce que c’est, sauf que le capitaine Villon court après et que ça a une importance dans l’histoire. Mais le récit est tel qu’on passe au travers et que du coup, on n’est même pas sûr de savoir exactement ce que c’est. Et je trouve ça dommage parce qu’on perd beaucoup dans le récit.

Il arrive tellement de choses à Villon, qu’il change de bateau et d’équipages en cours de route, si bien que parfois, on ne sait plus très bien où on en est. Je trouve que ce n’est pas clair et un peu fouillis. Cela peut être un parti pris de l’auteur, mais je ne pense pas que ce soit forcément une bonne idée, car ça pourrait en rebuter plus d’un.

Je ne m’attendais pas à ça en lisant ce livre. Je pensais que l’on allait vraiment s’attarder sur la mission du capitaine, que l’on verrait plus clairement les perturbations temporelles. On ne le voit pas beaucoup, on ne comprend pas non plus. On sait juste qu’il y a un bateau étrange, que des phénomènes se passent, mais rien ne nous est dit clairement. Et le temps de voir comment Villon en arrive à avoir un tel bateau… eh bien le livre est presque terminé, ce qui est trop long, d’autant que le livre est assez épais. Donc je suis assez déçue par ce livre, je m’attendais à quelque chose de mieux et de plus accessible aussi.

15/05/2011

PALM n°4 [MAI 2011]

Qu'est-ce que la PALM ? La PAL du Mois consiste à écrire article sur nos blogs avec une photo de notre Pile À Lire, accompagnée de quelques pensées sur les livres que vous possédez, sur ce que vous avez à dire des nouveautés, sur les livres que vous mourrez d'envie de lire... et ceci, tous les 15 du mois.

Pour retrouver les autres PALM, rendez-vous sur Secret-forbidden-world. La PALM est inspirée de In My Mailbox de The Story Siren.


En cours de lecture : Le déchronologue de Stéphane Beauverger (et oui toujours, mais j'ai bien avancé !)



Acquisitions depuis la dernière PALM (soit 26 livres)



Le déchronologue de Stéphane Beauverger
Promise d'Ally Condie
Immortels de Cate Tiernan
Moi, Cornélia Fille de Rembrandt de Rolande Causse 
Sorcière de Marie Brennan 
La muse égarée de Brian Stableford 
Darkest Mercy de Melissa Marr
Quand nous étions morts de Francesc Miralles 
Ma part des ténèbres de Kelly Gay 
L'enfant loup d'Yves Swolfs
Les forêts profondes d'Yves Swolfs
La grande battue d'Yves Swolfs
Le maître des songes d'Yves Swolfs
Hauteterres d'Yves Swolfs 
Demain est une autre vie de Thierry Saferty 
Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness 
Or et sang (anthologie) 
Un autre de Christophe Nicolas 
Phaenomen d'Erik L'Homme 
Plus près du secret d'Erik L'Homme 
En des lieux obscurs d'Erik L'Homme 
Midnight Alley de Rachel Caine 
Lord of Misrule de Rachel Caine
Carpe Corpse de Rachel Caine
Fade Out de Rachel Caine
Ghost Town de Rachel Caine

Livres lus depuis la dernière PALM (soit 13 livres)


Promise d'Ally Condie
Guerrière de Marie Brennan
Moi, Cornélia fille de Rembrandt de Rolande Causse
Quand nous étions morts de Francesc Miralles
Murmures d'outre-tombe de Charlaine Harris
Pièges d'outre-tombe de Charlaine Harris
Ma part de ténèbres de Kelly Gay
L'enfant loup d'Yves Swolfs
Les forêts profondes d'Yves Swolfs
La grande battue d'Yves Swolfs
Le maître des songes d'Yves Swolfs
Hauteterres d'Yves Swolfs
Le secret de Rebecca de Tessa Radley

14/05/2011

Le cri du loup de Patricia Briggs (Alpha et Omega 1)

Quatrième de couverture

Anna a toujours ignoré l’existence des loups-garous, jusqu’à la nuit où elle a survécu à une violente agression… et en est devenue un elle aussi. Dans sa meute, elle a appris à faire profil bas et à se méfier des mâles dominants jusqu’à ce que Charles Cornick, Alpha, et fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord entre dans sa vie.
Il affirme qu’Anna est non seulement sa compagne, mais qu’elle est aussi une Omega d’une puissance rare… ce qui se révélera très utile pour traquer un loup-garou doté d’une magie si sombre qu’il pourrait menacer l’ensemble de la meute.

Mon avis

Ayant vu que c’était une nouvelle série de Patricia Briggs, je n’ai pas hésité à le lire, sachant que j’allais aimer (faut dire que les Mercy sont une pure merveille ^^). Je n’ai pas été déçue de la nouvelle, alors je me suis lancée dans le 1er tome. Ça a été un plaisir de me replonger dans l’écriture et l’univers de Patricia Briggs. Elle a su créer un monde assez riche, avec ses propres codes.

Ce 1er tome suit de peu la nouvelle L’Origine, d’où l’importance de la lire avant afin de bien comprendre les évènements qui vont se dérouler dans ce tome ci. Cependant, je ne trouve pas que ce soit si gênant que ça de ne pas la lire. Ça apporte un petit plus, mais ça n’empêche pas de comprendre l’histoire, loin de là.

En relisant le synopsis annoncé par l’éditeur, je dois dire que ce n’est pas vraiment l’histoire, sauf la 2e partie, en disant que Anna pourrait être utile dans la traque… hormis cela, on n’est pas dans l’histoire, car ce qui est dit avant, ça fait plutôt référence à la nouvelle.

Dans ce tome-ci, on fait la rencontre d’un homme, Walter, qui sent que quelque chose d’anormal se passe… Puis on retourne à Chicago, où Charles est en train ramener Anna. Elle récupère ses affaires et va rejoindre la Meute de Bran. Evidemment, elle est impressionnée et Charles va se rendre compte que malgré ses trois ans en tant que louve-garou, elle ne connaît presque rien de la vie en Meute. Assez rapidement, Bran va confier à Charles une mission, à savoir retrouver un loup-garou solitaire qui pourrait poser problème. Mais encore faible à cause de ses blessures, il lui demande d’y aller avec Anna pour qu’il ne se retrouve pas seul, où effectivement un Omega pourrait très bien lui servir…

J’ai bien aimé ce 1er tome même si je trouve que ce n’est pas la meilleure série de l’auteur. Il n’y a pas trop d’action, attention, je ne dis pas qu’il ne se passe rien, mais les personnages ne sont pas toujours impliqués, de la même manière que dans les Mercy, du coup je trouve que par moment c’est plus plat, un peu lent. Surtout que la mission dont est investi Charles n’arrive pas tout de suite et qu’il y a beaucoup de blabla, pour briefer un peu Anna quant à sa nouvelle vie (en quelque sorte). Elle découvre quelques membres de la Meute et va devoir s’y intégrer d’une manière ou d’une autre. Mais quand l’enquête commence cela prend plus d’importance et on voit petit à petit les vrais problèmes que cela soulève. Tout est bien plus compliqué qu’on ne veut le croire, surtout quand certains personnages font de la rétention d’informations.

Du fait qu’on ait une narration à la 3e personne cela permet d’avoir différents points de vue. Majoritairement on a Charles et Anna (en même temps, c’est leur histoire), mais on voit souvent aussi Bran (Marrok quand même, on ne peut pas l’oublier) et aussi Asil dans ce tome. Personnage très mystérieux, important qui peut encore nous révéler beaucoup de choses. On voit par moment les liens avec la série Mercy, étant donné qu’on la cite et que Samuel est là, et s’en va la rejoindre (du coup on peut retourner dans les Mercy Thompson et bien voir à quel moment il revient, etc.). Comme je l’ai dit, ce n’est pas la série que je préfère (bon après, je n’ai lu qu’une nouvelle et le 1er tome), néanmoins, je dois avouer que cela permet d’approfondir certains personnages que l’on entend seulement parler à travers les Mercy Thompson, et de les voir enfin, et de les comprendre. Au moins on voit la vraie nature de chacun, et certains peuvent nous surprendre car on n’a pas du tout cette vision d’eux quand Mercy en parle, comme elle voit Bran, et surtout Charles comme des personnages très puissants ; mais qui dans ce livre montrent d’autres aspect de leur personnalité qui peuvent nous faire revoir notre jugement sur leur compte.

Charles a beau être l’assassin exécutif de son père, il n’empêche qu’en la présence d’Anna on voit quelqu’un de complètement différent et c’est « amusant » de voir ça. Cela nous change notre vision de ce personnage si redouté, si puissant et dangereux. Mais le véritable danger n’est pas spécialement là où on le pense, quelques personnages m’ont vraiment surprise et j’ai beaucoup aimé le fait d’avoir des éléments du passé de chacun afin de mieux comprendre ce qui se passe ici.

Anna est toujours fragile dans ce tome-ci (comme dit plus haut, ça suit les évènements passés dans la nouvelle donc en l’espace de deux jours, même moins, elle ne peut pas changer de caractère, c’est évident). Mais à mesure, on voit qu’elle prend un peu plus confiance en elle, notamment quand elle est auprès de Charles. Elle a confiance en lui et se sent aussi en sécurité. Ainsi, on voit une certaine évolution dans son personnage, notamment vers la fin, on se rend compte que petit à petit la femme maltraitée va laisser place à la compagne de Charles. On prend peu à peu conscience des implications de sa nature, de ce qu’elle est (Omega) et on voit les effets qu’elle fait sur les autres et je pense que ça peut être très intéressant de voir comment ça va se poursuivre.

En somme, j’ai bien aimé ce 1er tome, je ne suis pas aussi enjouée par rapport à l’autre série de l’auteur, mais je suivrais ces aventures avec plaisir parce que je trouve ça quand même intéressant et que cela nous permet de voir ce qui s’est passé avant les Mercy Thompson (le coming out des loups-garous n’étant pas encore d’actualité).

12/05/2011

Rupture de Kelley Armstrong (Les Femmes de l'Autremonde 6)

Quatrième de couverture

On ne peut décidément pas faire confiance à un semi-démon : Elena n’aurait jamais dû accepter de lui rendre un service. La mission : reprendre à un collectionneur de Toronto la fameuse lettre de Jack l’Éventreur intitulée « From Hell ».
Mais par accident, Elena libère un sortilège qui ouvre un portail relié au Londres victorien. D’accord, Toronto a besoin d’attirer les touristes, mais « la porte de l’enfer » n’est pas vraiment le surnom que la municipalité avait en tête ! Sans compter les vampires voleurs, les rats tueurs, les zombies que rien n’arrête…
Le pire, c’est ce qui sort de ce portail, et dont l’objectif est comme par hasard… Elena elle-même.

Mon avis

Suite à une discussion avec Audrey, j’ai voulu me replonger dans l’univers des Femmes de l’Autremonde, d’autant que dans ce tome-ci on retrouvait Elena, la loup-garou que j’apprécie beaucoup. C’est toujours un plaisir de retrouver cette narratrice d’autant que ça commençait à faire un moment qu’on ne la voyait plus et qu’en plus, elle n’était pas très présente dans les tomes précédents. L’écriture d’Armstrong est toujours aussi agréable à lire et je dois dire que ce tome-ci risque d’être l’un de mes préférés (en tout cas, ça me fait plaisir parce que le tome précédent ne m’avait pas trop plu alors que là, j’ai été des plus emballée).

L’histoire se passe 5 ans après Morsure. Dès le début, on voit qu’il y a quelque chose d’anormal chez Elena, on le découvre assez rapidement (mais je ne dirai pas en quoi, sinon c’est pas drôle, je vous laisse découvrir la surprise). Puis alors qu’elle revient de la « chasse » avec Clayton, elle apprend que Paige a essayé de l’appeler car quelqu’un veut la contacter : Xavier Reese (il faut se souvenir du tome 2 là…). Elle prend contact avec lui et il veut lui investir d’une mission, à savoir retrouver une lettre qui serait apparemment celle intitulée « From Hell », lettre de Jack L’Eventreur. Elena et le reste de la Meute cherche à en savoir plus à son sujet avant d’accepter quoi que ce soit. Puis pendant plusieurs mois, elle n’a plus de nouvelles de Xavier avant qu’il ne la recontacte pour lui donner toutes les informations nécessaires pour la récupérer, et cela en échange d’un service (à savoir retrouver la piste d’un cabot, préoccupation première dans la Meute). Mais alors qu’Elena, Clayton et Jeremy parte à la recherche de cette lettre, des évènements imprévus se produisent et le début des ennuis commencent… ils sont loin de se douter dans quelle galère ils se sont mis…

J’ai beaucoup aimé ce tome, l’intrigue est vraiment bien menée, je n’aurai pas spécialement pensé que cette personne soit derrière tout ça (les personnages non plus d’ailleurs !). On nous embarque dans plusieurs pistes, on nous trompe souvent, mais difficile de faire la part des choses. Dans ce tome-ci, on retrouve quelque personnages que l’on avait perdu de vue depuis les deux premiers tomes (comme Nick, Antonio), et on en rencontre de nouveaux (mais ce n’est pas dit qu’on les revoie). L’histoire devient de plus en plus compliquée et on se demande comment ils vont s’en sortir. Une fois leur mission terminée, on pense que c’est fini (mais vu l’épaisseur du livre et la manie d’Elena de se mettre dans le pétrin, on se doute que ce n’est pas le cas). Mais à chaque fois qu’ils pensent en avoir terminé, et qu’ils peuvent rentrer chez eux, un problème surgit, retardant l’échéance (sauf qu’il vient un moment où il faut vraiment qu’il rentre). L’action ne cesse pas de s’enchaîner, même lorsqu’il ne se passe rien par rapport à l’enquête, on a tout de même des informations, des petits moments de pause entre Elena et Clay et c’est pas mal. Ça nous permet un peu de souffler et de s’attendre également (ou de rigoler selon les situations, dur quand même parfois…).

Elena est toujours la même (quoique…). J’aime beaucoup ce personnage, elle est attachante, sa nature fait d’elle quelqu’un de particulier, de très forte également (même si dans ce tome, c’est compliqué pour elle…). Clayton est toujours le même, la mâle protecteur envers sa femme, ça ne change pas et je dois dire qu’ici, c’est encore pire que dans les 2 premiers tomes (ouais c’est possible et parfois ça fait peur, la pauvre, elle étouffe un peu en sa présence, mais en même temps, elle sait qu’elle ne peut pas vivre sans lui alors… il faut bien faire des compromis un moment où à un autre). C’est tout de même un beau couple, il se complète bien. Jeremy, toujours fidèle à lui même, il ne change pas non plus, très protecteur envers sa Meute (en même temps c’est l’Alpha c’est son rôle). Jaime revient également dans ce tome-ci (en même temps, elle a de très bonnes raisons…). Je l’aime bien, elle est un peu délurée comme nécromancienne, mais elle est touchante, je l’aime bien.

En bref, ce tome est vraiment super, je l’ai beaucoup aimé. Ça m’a fait plaisir de retrouver Elena et Clay, d’avoir des nouvelles de d’autres personnages qu’on avait laissé de côté depuis un moment et d’en revoir d’autres qu’on a quitté il y a peu et de voir des changements à venir… J’ai hâte de lire le prochain tome, car on va retrouver Jaime en tant que narratrice !

08/05/2011

Le secret de Rebecca de Tessa Radley

Quatrième de couverture

S’il y a bien un homme dont Rebecca ne veut surtout pas croiser la route, c’est Damon Asteriade. Quatre ans plus tôt, alors qu’elle lui offrait son amour, il lui a brisé le cœur en choisissant d’en épouser une autre. Et pas n’importe quelle autre : sa meilleure amie. Trahie par les deux personnes qu’elle aimait le plus au monde, Rebecca a choisi de s’effacer, et s’est promis de ne plus jamais revoir Damon. Mais lorsque leurs chemins se croisent de nouveau, et qu’elle apprend qu’il est libre à présent, elle comprend que cet homme est désormais lié à son destin. Même si un lourd secret les sépare…

Mon avis

Je tiens à préciser que j’ai dû lire ce livre dans le cadre d’un défi… ouais, il fallait lire un Harlequin… (je crois que c’est Némésis qui a eu cette brillante idée… en tout cas, elle, elle a l’air contente qu’on en lise…). Les éditions Harlequin ont mis en ligne gratuitement et téléchargeable, 10 titres de différentes collections. N’ayant pas réellement envie de m’acheter un livre du genre (vu que je n’aime pas ça du tout), bah j’en ai profité. Rien qu’en regardant les couvertures et 4e de couverture, je dois dire que ce livre là qui m’a fait le moins peur, qui m’a paru le moins gnagnan… N’ayant pas lu les autres, je ne pourrais pas le confirmer, mais en tout cas, la lecture n’a pas été si insurmontable que ça. Le livre est assez court (163 pages) et ça se lit assez bien (pour le coup c’était super agréable vu que l’autre livre en court est plus complexe, donc cette lecture était la bienvenue).

L’histoire est simple et dès le début on sait plus ou moins la fin. Je dois admettre que certaines choses m’ont surprise, mais quand toute la révélation du fameux secret a été dévoilée… bon, ça ne l’est pas totalement, mais il y avait des choses que je n’avais pas spécialement soupçonnées. Bon la chose première qu’on sait déjà avant d’entamer le livre c’est que ça va bien se terminer, le tout est de voir comment… L’histoire commence ainsi par le mariage de Daman et Felicity, et on voit que cela ne plait pas à Rebecca, qu’elle a tout fait pour empêcher ce mariage, alors qu’elle l’a elle-même organisé (c’est son métier). Est-ce de la jalousie ? Probablement, mais il est trop tard, ils sont mariés.

Ensuite, quelques années plus tard, on retrouve Rebecca, elle a changé de vie, elle travaille dans un magasin qui vend des chocolats et on découvre qu’elle a un fils. Elle reçoit la visite de Damon alors qu’elle travaillait et tous les sentiments qu’elle pensait enfouis depuis 4 ans resurgissent en un rien de temps. Il n’est pas ravi de la revoir, mais par un concours de circonstance, il est obligé de la voir. En effet, sa mère lui a demandé de la convaincre de venir préparer le mariage de son frère cadet Savvas. La jeune femme ne faisant plus ce genre d’activité, refuse, même après tous les arguments qu’il lui donne, même l’argent… Mais après de longues négociations, elle finit par accepter et retourner à Auckland, même si elle sait que c’est une grave erreur…

C’est une histoire typique Harlequin j’ai envie de dire, où l’on va finir par découvrir le fameux secret de Rebecca et tout ce qui s’est passé. Je ne peux pas dire que j’ai aimé, trop d’amour débordant, où en l’espace de 2 secondes c’est l’amour fou… je ne suis absolument pas fan. Mais je ne peux pas dire non plus que j’ai détesté parce que le livre, ne m’a même pas fait deux jours (bon en plus c’est court…) et que ça se lit bien.

Après, quand il y a des histoires d’amour, je préfère de loin que ce soit super compliqué, là c’était simple. Même si les personnages se détestent (du moins Damon envers Rebecca), on voit que les sentiments changent assez rapidement. L’action principale se déroule en moins d’une semaine quand même… Ce qui était intéressant, c’est qu’ont ait à la fois les sentiments de Rebecca mais aussi de Damon, on ne restait pas campée sur elle, donc c’était pas mal pour voir l’évolution… même si encore, c’était super rapide mais dans ce genre d’histoire ça l’est tout le temps, donc ce n’est pas un défaut en soi (mais ça explique aussi en partie pourquoi j’aime pas).

Les personnages sont intéressants, on croit savoir des choses sur eux, mais tellement de choses sont cachés (aussi bien à nous qu’aux autres protagonistes, Damon en particulier) que l’on peut changer d’avis sur leurs comptes et voir au-delà des apparences. Rebecca est une femme forte et touchante qui a eu beaucoup de malheur dans sa vie mais qui garde la tête haute et fait tout pour s’en sortir. De l’autre, on a Damon, homme très sûr de lui, très fier qui pense qu’il peut tout avoir quand il claque des doigts (décrit comme ça, c’est pas le genre de gars pour lequel on peut succomber…) mais il a d’autres qualités, que l’on découvre au fur et à mesure, quand il se dévoile. Le couple ne cesse pas de se chercher, c’est juste qu’ils refusent l’un et l’autre de l’admettre pour essayer de ce comprendre. Cela crée donc des conflits et que pendant un bon moment, on les voit se déchirer alors que finalement un avenir est possible (bizarrement ça me fait penser à un autre couple, l’orgueil / fierté, est un gros défaut…).

Voilà c’était une histoire sympathique mais ce n’est vraiment pas le genre que je préfère parce que tout est prévisible ou presque, que trop d’amour tue l’amour, mais bon… ça se laisse lire, c’est rapide, et que j’avais pas le choix si je voulais remplir toutes les conditions de mon défi. Mais au moins, je dois reconnaître que ce n’était pas une épreuve insurmontable parce que je n’ai pas forcément choisi le plus représentatif du genre où l’on a vraiment de l’amour toutes les cinq minutes… Une petite histoire qui peut faire passer le temps pour ceux qui aiment ce genre, avec un histoire d’amour, un peu compliquée parce que les protagonistes ont des œillères. SI vous aimez ça, bah ce livre est fait pour vous !

05/05/2011

Légende de Yves & Sophie Swolfs (Vol. 1 à 5)


 Quatrième de couverture

Il était une fois... un enfant dont le destin bascule tragiquement dès les premiers jours de son existence…
Moi, Alfred de Hilsem, ayant rassemblé au mieux témoignages et souvenirs des derniers survivants, je vous conterai par le menu les évènements dramatiques. Conséquences de l'insatiable soif d'absolu de quelques hommes qui firent de Tristan de Halsbourg celui qu'on appela... Le Chevalier Errant.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Fantasyae de m’avoir fait découvrir cette série, qui était très sympa à lire, même si trop rapide (c’est le souci des BD en général, ça ne dure pas très longtemps, d’où essentiellement mon addiction pour les romans). C’est de la heroic fantasy, comme on les aime, franchement, je vois parfaitement cette histoire adaptée en roman, ça ferait un bon pavé…


Je voulais à la base faire une critique pour chaque tome, sauf qu'à la lecture du 1er volume... eh bien je me rends compte que je ne pourrais pas en dire grand chose, surtout sans spoiler tout ce qui se passe ici, et aussi être au finale répétitive car je dirais plus ou moins la même chose à chaque volume. Et étant donné la vitesse à laquelle je les lis (ce sont des BD de 45 pages, donc il faut se douter que ça se lit très vite), je ne saurais pas forcément quoi en dire. Donc je vais vous parler de la série en générale et mettre toutes les couvertures dans cet unique article. D’autant que chaque nouveau volume reprend immédiatement à la fin du précédent, ainsi, on voit bien qu’il s’agit d’une seule et même histoire. Ça pourrait très bien être mis en un seul et même livre.

Le premier tome de cette série nous montre un jeune homme, poursuivit par des gardes, il est attaqué, blessé mais a réussi à les semer. Une jeune femme le trouve devant sa maison et lui offre l'hospitalité pour le soigner. Se demandant d'où il venait, il commence à raconter son histoire. Dix neuf ans plus tôt, un massacre a lieu et l'un des nouveau-nés a pu être sauvé mais il fut abandonné dans la forêt où un homme Galoup, le trouve et le recueille... mais un jour, le jeune homme veut savoir ce qui se passe en dehors de la vie dans la forêt et un grand destin s’annonce devant lui…

L’histoire se déroule sur plusieurs années, on nous conte la naissance de Tristan jusqu’à ces dix-neuf ans, âge à laquelle on l’entrevoit en premier dans le premier volume alors qu’il se retrouve blessé. On retrouve d’ailleurs cette scène à un moment dans la série, reprenant le cours des évènements dans l’ordre et non en simple souvenir pour nous remettre dans le contexte afin de savoir ce qui s’est passé pour qu’on en arrive là. J’ai trouvé ça bien comme manière de faire, de mêler le présent avec le passé de cette manière, car à chaque fin de volume, on retrouve Tristan à l’âge adulte alors que dans tout le volume, il n’était qu’un enfant, puis un adolescent, avant de prendre son apparence d’adulte au fur et à mesure. On voit ainsi une évolution et aussi le développement de son caractère et de son apprentissage afin de devenir cette légende, ce Chevalier Errant.


Il y a très peu de bulles dans chaque page ce qui renforce le côté rapide de la lecture. C’est agréable à lire et on est bien plongée dans l’univers de Swolfs. Les dessins sont assez sympas, ce n’est pas forcément ce qui me plaît le plus, mais j’aime bien. Je trouve que c’est assez bien fait et agréable à regarder tout en lisant. Par contre, là où je suis déçue, c’est que les illustrations intérieures sont moins jolies que celles des couvertures, moins de détails, plus effet BD mais ça reste quand même pas mal et assez proches. Mais c’est moins lisse et précis.

J’ai beaucoup aimé cette série. L’intrigue est prévisible étant donné le genre, mais j’ai quand même trouvé ça agréable et bien menée. On voit toute la machination de Shaggan pour arriver à ses fins et aussi comment les opposants se démènent pour ramener la paix dans le pays, ramener l’héritier du duché… Les personnages sont intéressants, chacun a un but précis, même si tous ne sont pas nécessairement au courant. On voit jusqu’à quel point le pouvoir peut faire perdre la tête aux hommes et qu’ils sont prêts à tout pour parvenir à leur fin.


En tout cas, j’ai passé un bon moment en lisant cette série, que je conseille fortement et qu’il vaut mieux aussi avoir tous les tomes sous la main, sans quoi c’est assez frustrant d’attendre, vu que tout s’enchaine très bien et qu’on ne met pas beaucoup de temps à lire les volumes. La série se termine bien à la fin des cinq volumes, mais il est dit que c’était la fin de la Première Epoque alors peut-on espérer en trouver une autre, et revoir certains personnages. Affaire à suivre…


T.1 L'enfant loup
T.2 Les forêts profondes
T.3 La grande battue
T.4 Le maître des songes
T.5 Hauteterres

04/05/2011

Ma part de ténèbres de Kelly Gay (Charlie Madigan 1)

Quatrième de couverture

Atlanta : la terre promise des créatures provenant d’Élyséa l’idyllique et de Charybdon l’infernale, deux dimensions parallèles connues sous le nom d’Outre-monde. Certaines créatures sont capables de miracles et de merveilles. Mais d’autres incarnent le mal à l’état pur…
Charlie Madigan, mère divorcée et flic aux méthodes musclées est entraînée à s’occuper des criminels les plus endurcis, humains, ou d’Outre-monde. Depuis une attaque brutale qui l’a laissée pour morte, elle est en proie à de redoutables cauchemars et à de brusques accès de violence, ce qui rend ses missions au sein du Bureau Spécial de l’Intégration d’Atlanta plus difficiles encore. Depuis la Révélation, le crime sévit dans l'Underground, transformant la ville souterraine en un lieu de chaos. Charlie et son partenaire, Hank, font leur possible pour y rétablir un semblant d’ordre. Sauf qu’un nouveau danger menace leur belle cité: une drogue mortelle d’Outre-monde : l’Ash. Charlie saura-t-elle en déterminer la source et l’enrayer avant qu’elle ne fasse d’autres victimes ? Parviendra-t-elle à protéger ceux qu’elle aime contre une arme plus puissante que le ciel et l’enfer réunis ?

Mon avis

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Eclipse de m’avoir permis de lire ce livre qui est fort sympathique.

L’écriture de Kelly Gay est agréable à lire, assez fluide de sorte qu’on lit assez rapidement ce livre. On entre assez aisément dans la peau de Charlie, et on suit avec un certain plaisir dans cette histoire. D’ailleurs, on entre dans le vif du sujet dès les premières pages, on n’a pas de longueurs. On fait la rencontre de Charlie et de son coéquipier Hank. Alors qu’ils vont au collège pour une enquête, ils découvrent une jeune fille dans les toilettes, inconsciente… sauf qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle fille, étant donné que Charlie la connait. Charlie et Hank voient qu’elle est victime de cette nouvelle drogue qui circule à Atlanta : l’Ash. Ainsi, commence une enquête qui va devenir de plus en plus complexe car les deux acolytes vont se rendre compte que ce n’est pas aussi simple que ça, qu’un enjeu plus grand se déroule, ignorant dans quelle galère ils vont mettre les pieds.

J’ai beaucoup aimé ce livre, cette intrigue qui est vraiment bien menée. En commençant ce livre, je ne pensais pas que ça prendrait un tel tournant. L’histoire se met peu à peu en place, nous dévoilant par petite touche les mystères qui entourent cette enquête, avant de découvrir dans la deuxième moitié du livre les vrais enjeux et les problèmes qui risquent d’y arriver si personne n’y met un terme.

On découvre ici un monde assez riche, même s’il s’agit du nôtre, d’une ville connue : Atlanta, avec des humains, mais également des Outremondiens, ces deux types de créatures venant d’Elyséa et de Charybdon. C’est un système bien spécifique, qu’on entrevoit petit à petit et qu’on tente de comprendre. Tout ne nous est pas dévoilé d’emblée, étant donné que Charlie, ne connait pas tout, même si elle est bien informée la plupart du temps, elle ignore tout des enjeux qui vont l’emmener très près de la mort… Les évènements s’enchaînent sans cesse, sans nous laisser le temps de respirer, il arrive toujours quelque chose à Charlie. Tout lui retombe dessus et elle doit faire face, trouver des solutions car des vies sont en jeu.

Charlie est une femme à fort caractère, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et en même temps, elle est une femme comme une autre, qui a sa part de fragilité qui la rend plus humaine. Mais au fur et à mesure, des choses nous sont dévoilées sur elle (comme sa mort quelques mois plus tôt), elle prend aussi conscience (ou admet) de qui elle est, et là… les choses se compliquent et deviennent beaucoup plus intéressants. Le personnage gagne un certain intérêt et on comprend mieux les enjeux de cette histoire, car évidemment, tout est plus compliqué qu’il n’y paraît. Charlie doit concilier à la fois sa vie de famille, son rôle de mère essentiellement, et de flic, mais d’autres problèmes surgissent, comme ces cauchemars qui l’assaillent depuis sa mort, quelques mois plus tôt.

Un aspect que j’ai beaucoup apprécié dans ce livre c’est que l’héroïne a été mariée et a un enfant. Dans l’urban fantasy, en général c’est assez rare de voir ça, car le héros ou l’héroïne a bien souvent peu d’attache avec la famille. Ce sont souvent des personnages solitaires, parfois ils peuvent être en couple, mais certaines tensions peuvent exister ou bien créer de nombreux problèmes. Ici, le couple n’existe plus, ils sont divorcés (même si…), mais il y a un lien fort avec la famille comme Charlie a une fille et qu’elle est assez proche de sa petite sœur qu’elle n’hésite pas à voir quand elle a des soucis (même si elle ne lui confie pas tout, il y a tout de même un lien fort). La plupart du temps, la famille est à peine évoquée, peu, voire pas présente alors qu’ici, cela fait partie de l’histoire et les membres sont très importants. J’ai trouvé ça innovant et sympathique parce que ce n’est pas souvent qu’on rencontre ça et que je trouve que ça ne gène pas du tout.

J’ai beaucoup aimé les personnages en général, ils sont attachants à leur manière, comme la fille de Charlie : Emma, même son ex-mari m’a paru sympathique en dépit des défauts que souligne Charlie (et qui explique la raison de leur divorce). Son coéquipier, Hank qui est une sirène, est aussi sympathique. Il a du répondant (en même temps, face à Charlie, il faut bien…) et en même temps, il s’amuse d’un rien. Il plaisante aux dépends de Charlie, cela permet aussi de détendre l’atmosphère, mais il est là, quoi qu’il arrive, il surveille les arrières de sa coéquipière. En même temps, avec ce qu’il lui est arrivée quelques mois plus tôt, cela peut se comprendre.

En somme, j’ai vraiment aimé ce premier tome. Le monde créé par Kelly Gay est très intéressant, on voit qu’en fin de compte, il n’y a pas le bien d’un côté et le mal de l’autre, chaque partie a ses bons et ses mauvais côtés comme Charlie va l’apprendre à ses dépends. Les personnages sont intéressants et j’ai vraiment envie de savoir ce qui va arriver, car avec une telle fin, on a plein de questions en tête, dont la fondamentale est : va-t-elle réussir à accomplir tout ce qu’elle envisage à la fin du livre ? Ça, on ne le saura que dans le 2e tome qui sortira en octobre !

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